Le peuple de la République Démocratique du Congo n’a pas encore fini de dénicher ses ennemis. Ceux-ci se recrutent parmi les acteurs clefs des Relations internationales que sont notamment les Etats, les Organisations intergouvernementales (Oig) et non gouvernementales (Ong), les grandes firmes multinationales, les sociétés secrètes et les personnalités de notoriété internationale. Regroupés au sein de la Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo (Cidc), les ennemis du peuple congolais ne laissent aucun espace, public ou privé, où leurs larges mains ne passent et repassent offrant « du miel » et de bonnes promesses aux dernières arrivées pour les rallier à leur cause.
Madame Mary Robinson, l’Envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour la région de Grands-Lacs aurait, peut-être, déjà succombé au charme flatteur des membres de ladite coalition. Sinon, elle en aurait déjà fait partie mais serait restée en veilleuse, attendant le moment propice pour jouer son rôle dans le vaste complot qui vise la balkanisation et/ou la déstabilisation du pays de Kimpa-Vita, Kimbagu, Lumumba, Kabila …
L’opinion n’a pas attendu assez longtemps pour s’en rendre compte. La personne sur qui pouvaient encore reposer les espoirs de tout un peuple venait de se compromettre. « Il semblerait qu’entre pacifier la région de Grands-Lacs africains, arrêter la violence, épargner les vies humaines ainsi que des enfants, jeunes et veilles femmes des griffes des violeurs qui sévissent dans la partie est de la RDC, et se la couler douce, se remplir les poches et les comptes bancaires ; Mary Robinson aurait opté pour la seconde option », regrettait un spécialiste des questions internationale qui analysait la position de l’Envoyée spéciale du Secrétaire général de l’Onu en rapport avec l’actualité politique à Kinshasa.
Il s’agit de « Concertations nationales ». Ce forum a été mis sur pieds aux termes de l’Ordonnance n°13/078, signé le 26 juin 2013 par le Président Joseph Kabila Kabange. Il a pour objectif : « de consolider la cohésion nationale, de renforcer et étendre l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national en vue de mettre fin aux cycles de violence à l’est du pays, de conjurer toute tentative de déstabilisation des institutions et d’accélérer le développement du pays dans la paix et la concorde ».
Une frange de l’opposition politique congolaise s’insurge contre cette décision du Chef de l’Etat. Elle l’accuse d’avoir violé certaines dispositions contenues dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et dans la Résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations unies. Les opposants conditionnent ainsi leur participation à ces assises nationales à un certain nombre de préalables absolus à remplir.
Pour eux, le Chef de l’Etat devrait revoir l’Ordonnance portant convocation et organisation des concertations nationales, particulièrement en son article 8 alinéa 2 où il est stipulé que la présidence des séances est assurée, soit conjointement, soit alternativement, par les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat, dans les conditions déterminées par le Règlement d’ordre intérieur.
Elles devraient être convoquées et organisées par Mme Mary Robinson, l’envoyée spéciale du Secrétaire général de l’Onu dans la Région des Grands Lacs et conduites par un médiateur international notamment le Président Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, cosignataire de l’Accord-cadre. Aussi, l’opposition estime qu’avant la tenue des concertations, la loi portant organisation et composition de la nouvelle Ceni (Commission électorale nationale indépendante) devrait être modifiée et son bureau remplacée au profit d’une organisation paritaire (majorité, opposition et société civile).
Preuves de son ralliement à la cause de la Cidc
L’opinion publique tant nationale qu’internationale a été surprise d’apprendre que Mme l’Envoyée spéciale a, aussi facilement que ça, rallié la position de ceux qui ne sont en rien intéressés par le bonheur du peuple congolais. Les observateurs avertis n’hésitent pas du tout à affirmer que « Mary Robinson voudrait profiter de son statut actuel dans la Région pour faire preuve de son attachement à la cause de son organisation et consolider sa position au sien de la Cidc ». Ce, en abondant dans le même sens que cette opposition alimentaire, incapable de proposer une alternance crédible, qui ne cesse de distraire le peuple.
« La forme des Concertations nationales annoncées par Monsieur Kabila ne correspond pas précisément à l’engagement pris par ce dernier au sommet d’Addis-Abeba, en février dernier, (prélude à la résolution onusienne) », a indiqué Mary Robinson à l’agence Belga. L’Envoyée spéciale du Secrétaire général de l’Onu pour la région de Grands-Lacs a tenu ces propos au sortir d’une rencontre qui a eu lieu la semaine dernière avec le Ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders. Elle a ensuite émis le veux de voir ces concertations être, selon son entendement, « plus inclusives et mieux préparées ». « Il est très important pour la RDC d’avoir de bonnes « consultations nationales » (pour parler des concertations nationales, selon Belga) », a-t-elle souligné.
Et pourtant, l’homme d’Etat belge s’est démarqué des prédateurs des richesses de la RDC. Contrairement à ceux qui voient l’indicateur du Congo pointant toujours au rouge, Didier Reynders dit avoir constaté tout à fait autre chose. Ce, en rapport avec le respect des engagements pris par le Président Kabila à Addis-Abeba notamment en matière de restauration de l’autorité de l’Etat à l’est du pays et de la réforme de l’armée et de la police. Il a aussi assuré avoir descellé au Congo une « véritable volonté pour davantage de réformes ».
A entendre parler ces deux personnalités, il ressort clairement une certaine volonté, à peine voilée, d’exprimer les véritables motivations que revêt le contenu du discours de chacune d’entr’elles. Didier Reynders se limite à son rôle de Ministre des Affaires étrangères d’un pays qui n’est pas le poindre du point de vue de la géostratégie des Etats de l’Afrique médiane vis-à-vis de l’Occident. Personne ne lui en aurait, peut-être, voulu s’il s’était prévalu de vouloir jouer la carte de la plaque tournante de la politique étrangère des Etats occidentaux en Afrique.
C’est là que l’agir de Mary Robinson n’échappe pas au soupçon. Le peuple congolais, tout comme l’ensemble du monde désintéressé, a déjà cessé de dormir. Il a réussi à développer une sorte de réflexe assez « bizarre » vis-à-vis de tout celui et/ou de tout ce qui oserait ramer dans le sens égocentriste opposé à ses intérêts. Surtout, contre ces classiques de la Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo, parmi lesquels est en train de se signaler la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies dans la région de Grands-Lacs.
Les ennemis du peuple congolais veulent bien se faire aider par celle-là pour arriver à déstabiliser et à balkaniser la République Démocratique du Congo. Ils pourront peut-être y parvenir mais il leur faudra d’abord baigner dans le sang de tous, alors de tous les Congolais. Sinon, seul l’avenir en dira plus à tout le monde.