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Conférence de presse d’Etienne Tshisekedi, C’EST PARTI POUR LA DISSOLUTION DE L’UDPS

Conférence de presse d’Etienne Tshisekedi

C’EST PARTI POUR LA DISSOLUTION DE L’UDPS

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQLeKbULeKh5YBGIcbUO2UxzhNJlGrut9hmw4nP6QQqFJ_x6HcZnlLOApKmÇa y est. Le pire n’est plus pour longtemps à l’Union pour le Désordre et les pillages de la société congolaise (Udps). Les analystes de la scène politique congolaise l’avaient déjà prédit. Dès lors qu’Etienne Tshisekedi wa Mulumba avait accepté de prendre part au processus électoral en cours en République Démocratique du Congo, l’effondrement de sa formation politique se montrait plus qu’imminente. Et chaque acte et chaque déclaration qui caractérisent l’agir du président national de l’Udps n’est plus qu’un signe précurseur de ce qu’on appellera désormais : « le divorce d’entre les élus et non-élus ». Comme qui dirait : le vent qui avait plané sur les Forces du future de Zaidi Arthur Ngoma au cours de la législature finissante serait le même qui hante la fille ainée de l’opposition congolaise en ce jour.

Ce vendredi 20 janvier 2012, le leader de l'Udps a tenu à faire sa lecture du processus électoral à l’issu duquel il a été donné perdant au profit du Président Joseph Kabila Kabange. Face à la presse tant nationale qu’internationale, réunie à sa résidence de Limete dans la partie Est de Kinshasa, Etienne Tshisekedi n’a nullement créé la surprise. Le vieil opposant de tous est resté égale à lui-même. Comme durant la plus longue des transitions politiques de l’histoire du monde où il n’avait cessé de réclamer la primature à vie, il a dit se considérer toujours comme le président élu de la Rdc. Le lider maximo s’est ainsi livré à une série de déclarations dont les fondements ne relevaient que de lui-seul. C’est notamment, la considération des élections législatives dont les résultats sont attendus comme nulles, la tenue prochaine d'un nouveau scrutin après un recensement de la population suivi des élections locales, avant les provinciales et les législatives. Ce, après avoir prétendu qu'il prenait ses fonctions à dater de ce jour et d’annoncer qu'il formerait son gouvernement dès la semaine prochaine.


Tirer claire deux ou trois choses


« Cette énième sortie médiatique du Sphinx de Limete aura le mérite d’avoir permis de tirer quelques deux ou trois choses au claire », a affirmé un analyste juste après le non événement. Avant de soutenir que, c’était d’abord une occasion d’apporter un démenti formel aux allégations selon lesquelles le leader de l’Udps serait placé en résidence surveillée et que la mesure de quadrillage de cette dernière par les agents de la Police nationale congolaise (Pnc) n’aurait pas été effective. Le monde entier s’en est rendu compte. Sinon, personne n’y aurait eu accès.


En suite, l’observateur a relevé le fait que l’opinion tant nationale qu’internationale trouve, en cette démarche, une nouvelle preuve d’indolence pire, de nonchalance présentée par Etienne Tshisekedi. Selon certaines autres analyses, l’homme du passé serait entrain de se comporter comme ce qu’on a pris l’habitude de qualifier, dans la capitale congolaise, « Mbua ya kopale » (Cfr : chien de faillanse). Il n’est là que pour orner l’espace politique congolais sans capacité aucune de poser un acte de leadership. Heureusement pour lui qu’il peut ne fut-ce que aboyer dans la cour alors que la caravane continue son bonhomme de chemin.

L’analyse la plus pertinente serait celle qui a soulevé, en fin, la problématique de déclaration selon laquelle le leader de l’Udps considérait les élections législatives dont les résultats sont attendus comme nulles. Et pourtant, jusque là, son parti est classé 2ième en terme des sièges raflés à travers les résultats partiels publiés jusque là par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Convaincu que les propos tenu par Etienne Tshisekedi risqueraient de produire un effet boomerang, d’aucun s’interroge sur la possibilité ou non de voir les élus de son parti siéger à la prochaine Assemblée nationale. C’est justement à ce point que les observateurs avertis ne peuvent s’empêcher d’entrevoir l’implosion, mieux la disparition de la fille ainée de l’opposition politique congolaise.


Négocier les tournants de l’histoire


Les congolais n’en seront peut-être pas surpris à cause du fait que le passé de l’Udps devrait avoir déjà retenu l’incapacité de son leader à pouvoir bien négocier tous les grands tournants de l’histoire de l’évolution politique de la Rdc. L’on se souviendra qu’au début des années 1990, à la sortie de la Cns (Conférence nationale souveraine), cette formation politique s’est vu débaucher de presque tous ses ténors. Et pourtant, ces derniers avaient toujours reçu un accord de principe de la part des structures compétentes du parti avant de participer ou non aux différents gouvernements d’union nationale, alors que le président ne voulait pas l’entendre de la même oreille. La même situation s’est produite en 2006, lorsque certains cadres de l’Udps ont été appelés à soutenir le candidat de l’opposition au deuxième tour de l’élection présidentiel contre la volonté du président national. Aujourd’hui, certaines personnes ne sont même plus à mesure de fouler leurs pieds au siège du parti, tout simplement parce qu’elles auraient pris des options différentes de celle de leur dictateur de leader.


C’est ce qui risquerait malheureusement de survenir une fois de plus au cas où le Sphinx de Limete oserait camper dans sa position actuelle. Celle qui consiste à croire que les élections se seraient bien passées pour lui et lui seul en persistant et signant qu’il était le président élu de la Rdc. Et pourtant, certains candidats du parti qui se sont investis dans les législatives du 28 novembre 2011, surtout ceux déjà proclamés élus par la Céni, semblent en avoir mare de ce comportement. La preuve c’est qu’ils sont presque omniprésents dans les média où ils ne cessent de crier victoire. Un triomphe que les déjà élus de l’Udps n’attendent pas voir s’amenuiser à cause des ambitions démesurées de leur leaders. Alors que ce dernier attend de ses poulains un soutien total et un attachement inconditionnel jusqu’au bout de ses incongruités.


Reste à savoir


Il reste à savoir si des gens, membres de l’Udps ou de l’opposition radical soient-ils, seraient prêts à laisser s’effondrer leurs investissements en temps, énergie et argent. Accepteraient-ils de laisser passer peut-être l’unique occasion de leurs vies à pouvoir inscrire leurs noms, en lettres d’or, dans les annales de la vie politique de la Rdc, tout simplement parce qu’ils devraient faire plaisir à un nombriliste. Un homme comme le Vieux Tshikas qui n’a plus rien à attendre de ce monde pour avoir tout vu, tout entendu et vécu. En tout cas, les analystes prédisent le risquent de divergences des vues entre le commandant et ses troupes. Ce qui conduirait à une implosion mieux, une dissolution du parti, voir de l’opposition toute entière du moins, celle acquise à la cause défendue jusque là par Tshisekedi. Et ça sera alors une débâcle totale. Ce qu’à quoi l’Udps aura vraiment du mal à se remettre.


Jean-Luc MUSHI-MPAKU

Mise à jour le Mercredi, 21 Janvier 2012 18:21

 

 

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