Overblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

LA COMPLAISANCE D’OBAMA TRAHIT LA CREDIBILITE DE L’ONU

Pacification de l’Est de la RDC

LA COMPLAISANCE D’OBAMA TRAHIT LA CREDIBILITE DE L’ONU

 

Catégorie : Politique
Écrit par Jérémie KADO ; Publié mercredi , le 19 décembre 2012

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQCc2sU4EIv_RXTMwDYMI-CU4JBp9dtqAPPS4e1okvpEqEjKi4vTQL’agence de presse belga.be rapporte que Barack Obama a demandé, mardi 18 décembre lors d’un appel téléphonique, à Paul Kagamé de mettre fin à tout soutien aux rebelles en Rdc. Selon le communiqué de la Maison Blanche cité par l’agence, le président américain a souligné que tout soutien au groupe rebelle du M-23 était incompatible avec le désir de stabilité et de la paix du Rwanda. Pour les observateurs, cet appel téléphonique n’est qu’une trompe-œil. « Obama devrait agir pour que le Rwanda et Paul Kagamé subissent la rigueur de la loi comme le prévoient les principes qui dirigent l’Onu », a réagit un analyste politique congolais proche de l’opposition.

« On n’est pas encore au moment de demander à qui que soit d’arrêter le soutien aux rebelles, à un têtu il faut la chicotte », propose cet analyste avant de souligner que l’appel de Barack Obama n’a aucune influence sur Kagamé. « S’il y a eu appel téléphonique, c’est en ami que cela s’est passé. Les deux hommes se seraient appelés pour s’informer sur l’après prise de Goma et le déroulement des négociations à Kampala » déduit-il en indiquant qu’Obama et Kagamé sont très proches et qu’ils sont à la commande d’un plan contre la Rdc.

Dans les rangs de la majorité présidentielle, la demande de Barack Obama confirme les différents rapports des experts de l’Onu. Ces rapports ont révélé plusieurs preuves attestant que le Rwanda est la pièce motrice de la nouvelle guerre dans l’Est. Ce que le pays de Kagamé a toujours démenti. Une malice qui bénéficie de l’appui des Etats-Unis, pays de Barack Obama, au conseil de sécurité de l’Onu appelé à sanctionner le Rwanda. Ici, Paul Kagamé et tous ses collaborateurs jouissent du droit de veto américain pour empêcher la prise de sanctions contre le Rwanda.

Les Etats-Unis soutiennent le Rwanda?

Le communiqué de la Maison Blanche révèle que tous les membres du conseil de sécurité de l’Onu sont unanimes  sur le fait que c’est le Rwanda est l’agresseur de la Rdc. mais la question qui reste sans réponse est celle de « pourquoi ne pas le sanctionner ? ». Les Congolais attendent la réponse à cette question pourtant les faits révélés sont convaincants. De ce silence du conseil de sécurité de l’Onu, il faudra-t-il déduire le complot ou sa complicité ? L’opinion serait tentée de répondre par l’affirmative. Le constat qui se dégage est qu’au lieu de toucher le nœud du problème, Obama préfère parler avec Kagamé en ami. Pourtant, au regard des crimes commis dans l’Est congolais, les sensibilités humaines ne pouvaient et ne devraient pas rester indifférentes ou passives.

La boucherie humaine dans l’Est aurait pour maîtres le Rwanda avec la bénédiction de ses partenaires américains. C’est ce que l’opinion congolaise peut retenir du silence de la communauté internationale. Le journal New York Times a révélé, la semaine dernière, des liens solides entre le régime de Kigali et les proches de Barack Obama dont Susan Rice. Selon le Figaro qui cite « The Atlantic Journal », le Rwanda est aidé par un puissant cabinet d’avocats américains – Akin Gump- pour mener une campagne de communication sophistiquée et agressive dans le but de discréditer le groupe d’experts de l’Onu et de dissimuler les preuves de son soutien au M23.

A cette situation, Timothy Longman, ce spécialiste de l’Afrique à l’Université de Boston, cité par le Figaro, révèle que les Etats-Unis (qui ont empêché que le Rwanda soit cité dans la résolution du conseil de sécurité de l’Onu comme le soutien du M23) mais aussi d’autres pays occidentaux refusent d’affronter le président Kagamé par culpabilité après le génocide mais aussi parce que le Rwanda est considéré comme un modèle de développement économique. « Il est temps d’arrêter de faire semblant de croire que Kagamé est un dirigeant inoffensif » conseille-t-il à tous les membres du conseil de sécurité.

Au jour d’aujourd’hui, tout ce que le monde attend de la communauté internationale c’est les sanctions contre le Rwanda. Lesquelles devraient mettre fin à cette longue boucherie humaine installée dans les Kivu. La mise en garde de Barack Obama à Paul Kagamé est une bonne chose mais les sanctions contre le régime de Kigali  seront une meilleure chose. A un chien, on ne parle pas comme on parle à un homme, dit une sagesse populaire africaine. Car demander à Kagamé d’arrêter son soutien aux rebelles c’est lui rassurer et le mettre en position de force. Une façon de lui permettre de monter les enchères à chaque fois qu’il a l’occasion de le faire.

Jérémie KADO


Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article