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Perspectives électorales de 2016 : JOSEPH KABILA SACRIFIÉ SUR L’AUTEL D’UN CONSTITUTIONNALISME PARTIEL, PARTIAL ET PARTITIF

Perspectives électorales de 2016

JOSEPH KABILA SACRIFIÉ SUR L’AUTEL D’UN CONSTITUTIONNALISME PARTIEL, PARTIAL ET PARTITIF

Catégorie : Politique
Écrit par Forumdesas.org ; publié lundi, le 14 juillet 2014

JKK Mobilisation pfL’on semble oublier ou feindre de perdre de vue que l’on est précisément sorti du pouvoir politique individualisé pour un système institutionnalisé en République Démocratique du Congo ! Joseph Kabila Kabange qui en est le principal acteur est, à ce jour, sacrifié sur l’autel d’une constitution partielle et partitive. Sauf qu’il faudra bien que l’opinion sache le pourquoi de l’effervescence actuelle.

Si l’activisme débordant en cours n’était mû que par le respect de la Constitution, des raisons de déclencher la croisade pro Loi fondamentale ne manquaient pas. Les députés provinciaux, les exécutifs provinciaux et les Sénateurs sont très hors mandat. Cela n’a pas suscité de bronca. Le nombre de provinces est resté scotché au chiffre 11. L’Opposition n’a toujours pas désigné son porte-parole. Autant de cas d’entorse à la même Constitution.

Pas besoin de porter des lunettes pour voir. Dans une frange importante de la classe politique élargie à nombre de loges de la Société civile, les couteaux sont déjà tirés. L’horizon 2016 a été rapproché à dessein. Le discours crépusculaire commence déjà à être décliné. Le credo du requiem à être apprêté. Et les philippiques prononcées par tel ou tel autre missi dominici passent déjà dans l’esprit de certains pour des signes avant-coureurs de la fin. Bref, tout se passe comme si la messe a déjà été dite.

Cà et là, des parallèles entre le Régime Mobutu et l’ordre politique actuel sont échafaudés. Quitte à oublier ou à feindre de perdre de vue que l’on est précisément sorti du pouvoir politique individualisé pour un système institutionnalisé ! Les conditions d’accès au pouvoir sont codifiées. Le fait que tout le monde ne jure que par la Constitution de février 2006, est une preuve par l’absurde que des jalons d’un Etat de droit existent bel et bien. On est donc loin du scénario « Mobutu dégage ».

Sauf qu’il faudra bien que l’opinion sache le pourquoi de l’effervescence actuelle. Si l’activisme débordant en cours n’était mû que par le respect de la Constitution, des raisons de déclencher la croisade pro Loi fondamentale ne manquaient pas. Les députés provinciaux, les exécutifs provinciaux et les Sénateurs sont très hors mandat. Cela n’a pas suscité de bronca. Le nombre de provinces est resté scotché au chiffre 11. L’Opposition n’a toujours pas désigné son porte-parole. Autant de cas d’entorse à la même Constitution.

La question n’est donc pas tant de respecter la loi des lois. L’enjeu réel paraît celui d’obtenir le départ de Joseph Kabila. A n’importe quel prix. Une espèce de TSK (Tout sauf Kabila) version 2016 se dessine. Même avant terme. Sinon, l’on se mettrait au tempo constitutionnel et donc à l’agenda électoral.

A quelque chose, malheur est bon, dit-on. Au centre de mille et une messes noires, Joseph Kabila peut au moins commencer à savoir qui est qui dans l’espace socio- politique congolais-y compris dans son camp- et dans le monde très feutré des partenaires extérieurs de la RDC. Ces deux ans d’agitation seront, à n’en point douter, très riches en enseignements. En …rebondissements aussi. Au propre comme au figuré.

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