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Processus électoral, NGOY MULUNDA POINTE

Processus électoral, NGOY MULUNDA POINTE

 

NGOY MULUNDA POINTE

Nommé à la tête de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni), le pasteur Daniel Ngoy mulunda Nyanga a pris officiellement ses fonctions le 26 février dernier. L’installation de la nouvelle Ceni n’a pas manqué de provoquer le courroux de pourfendeurs du bien être du congolais. Ces hommes qui, depuis un certain temps, ont mis en œuvre les mécanismes malveillants pour la déstabilisation double de l’institution et de la personne à la tête de celle-ci. La dernière visite du président de l’institution chargée de réguler la vie électorale en RDC au Togo est à la base des tirs nourris à son encontre.

 

 

Daniel Ngoy Mulunda Nyanga, a été reçu à Lomé, jeudi 14 avril dernier, par le président de la République du Togo, Faure Gnassingbé. Au sortir de cette audience, le n°1 de la Ceni congolaise a dit avoir été porteur d'un message personnel du chef de l'Etat congolais Joseph Kabila à son homologue. Avant de mentionner la tenue, dans les délais constitutionnels des élections présidentielles et législatives prochaines dans son pays, déclarant avoir parlé du plan réalisé à cet effet au président togolais.

 

De l’agitation

 

« Porteur d'un message personnel du chef de l'Etat », serait le propos à la base de l’agitation dans le camp des ennemis de la RDC. Propos sur lequel se fonde les boutefeux pour réclamer la démission du pasteur Daniel Ngoy Mulunda de la présidence de la Ceni ; et inviter les forces vives de la République de même que l’opposition à se prononcer à ce sujet. Pourtant, ces deux franges de la population congolaise sont plus conscients que quiconque, des enjeux de l’heure ; de nature à déterminer et à assoir la démocratie dans leur pays. Contrairement aux insensés qui continuent à croire qu’un seul citoyen normal perdrait son temps pour s’inscrire dans leur logique sans issue.

 

Tout porte à croire que ces imposteurs de mauvais goût n’ont rien à voir ni avec le président de la Ceni, ni avec le fait qu’il se soit rendu au Togo. Ce qui importe, pour eux, c’est le bouleversement de l’ordre institutionnel et du processus électoral en cours en RDC. Echec fatal pour eux. Mais ce qu’ils ne doivent pas ignorer c’est que, le cas échéant, il n’y a pas péril en la demeure. Ni, moins encore, conflit d’intérêt ni de compétence.

 

A retenir

 

Nul n’ignore que la constitution du bureau de la nouvelle Ceni a pour base, le rapport des forces en présence au sein de l’institution représentative de la population congolaise (4 membres sur 7 sont venus de la majorité et 3 de l’opposition). Chaque composante devrait présenter des gens en qui elle avait entièrement confiance, ce qui a été fait. La présence d’un ancien sénateur de l’opposition, élu sur la liste du Mouvement de libération du Congo, comme vice-président de cette institution n’est pas étrangère à la logique. N’en déplaise aux septiques.

 

Toutefois, toutes ces personnalités sont réputées indépendantes. Partant, elles sont censées faire preuve d’une neutralité sans pareil à partir du moment où elles sont choisies pour faire partie du bureau de la Ceni. Précision qui échapperait aux soi-disant « gardiens du temple ». Et ce, quels que soient les liens qui existeraient entre un membre du bureau de la commission électorale et un quelconque prétendu candidat, à quelque scrutin que ce soit. Sinon, on chercherait des extraterrestres pour venir présider à la destinée des institutions du genre.

 

Très loin de la prétention à déterminer le sexe des anges, il n’y a qu’au Congo-géant où les ethnies, les tribus, les langues, les origines et autres facteurs identitaires peuvent intervenir dans l’analyse quant au choix des animateurs des institutions de la même nature. L’inquiétude serait de savoir ce qui pourrait advenir si tout le monde avait une minute pour se transporter dans l’univers des pays mono, bi ou tri-ethniques. On aurait peut-être à leur demander de venir en RDC où ils trouveraient des gens ne faisant partie d’aucune ethnie.

 

Mieux encore, l’homme de Dieu aurait pêché en affirmant avoir été porteur du message personnel de son président. D’autant qu’il est difficile de prouver qu’une institution, quelle que soit son indépendance évoluerait sans que le président de la République, en tant qu’institution garante du bon fonctionnement de toutes les autres, en soit informé. D’ailleurs, c’est en rapport avec le matériel électoral de la CEI que Daniel Ngoy Mulunda devait se rendre au Togo. Sans oublier le fait que ce pays venait d’organiser des élections dont l’expérience serait utile pour la RDC.

 

Les agitateurs n’ont qu’à continuer à aboyer, mieux jaser. Qu’ils soient en dehors ou à l’intérieur du pays, leur attitude semble répondre au critère du propos cher à M’zée Laurent Désiré Kabila : « Aduwi wa Mukongomani ni Mukongomani ye peke » qui veut dire : l’ennemi du congolais c’est le congolais lui-même. Leurs démarches le prouvent car ils ne savent pas ce qu’ils veulent. Une chose ou son contraire. Les élections et la déchéance du président de la commission en droit d’organiser ces dernières.

 

Jean-Luc MUSHI-MPAKU

NGOY MULUNDA

NGOY MULUNDA

Processus électoral,

 

Mise à jour le Mardi, 19 Avril 2011 11:29  

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