RDC, UN et UE
RDC, UN et UE
UNE MOBILISATION INTERNATIONALE TERRIFIANTE
Les prophètes de malheur sur l’échéance électorale 2011-2013 en République démocratique du Congo sont loin de désarmer. Leur exaspération tient fait que le processus avance comme sur des roulettes. Ce, malgré toutes les tentatives dilatoires et malveillantes. La « Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo (Cidc) », puisque c’est d’elle qu’il s’agit, n’a rien d’autre à faire que de jardiner des rapports, d’organiser des conférences et publier des articles funestes. Objectif, décrédibiliser les institutions congolaises ainsi que la fiabilité du travail abattu par celles-ci. Heureusement, la machine de la réussite a atteint la vitesse de croisière et personne ou rien ne peut plus l’arrêter. Et tous les partenaires internationaux sont du côté où elle avance vertigineusement vers le point culminant.
Mobilisation tous azimuts
Depuis la publication du calendrier électoral par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), tous se sont activés. Chaque jour qui passe, les dons en espèce et en nature, voir des programmes de soutien tactique parviennent à cette institution. Il ne se passe plus une semaine sans qu’un pays partenaire ou une organisation internationale n’annonce la hauteur de sa participation au processus électoral. Tous ou presque veulent voir leurs mains toucher à la pâte en vue de la stabilisation des institutions politiques congolaises. Les Etats-Unis d’Amérique, la Belgique, la France, la fédération de Russie ne lésinent pas d’accroître leur contribution au déroulement du processus électoral dans le délai. Sans oublier le soutien de l’Union européenne et du Conseil de Sécurité de l’Onu à ce processus électoral à travers la sécurisation des opérations.
Une telle mobilisation à la solidarité internationale ne pouvait que susciter le courroux des prophètes de malheur. Surtout, les dons octroyés à la Ceni pour la réalisation de sa mission est la justification de tous ces pamphlets et quolibets dont la Ceni est victime. « Trop de dons tuent le don », soutiennent certains analystes, du reste, de mauvais aloi. De quoi faire trembler certains esprits faibles. D’où la réticence quant à l’empressement et aux bousculades des puissances mondiales aux portes de la Ceni.
De mauvaises langues elles, se sont déchaînées pour s’en moquer et soutiennent des thèses assez saugrenues. Les dons octroyés à la RDC pour soutenir le processus électoral risqueraient de se transformer en source de malheur pour ce pays, à la longue. Car, « en relations entre nations, il n'y a que des intérêts qui priment sur tout. Jamais de don », soutiennent-ils. Sinon, les donateurs seraient, inévitablement, les seuls maîtres à bord qui commanditeraient tout. Ce, au détriment des Congolais.
Mise au point…
Un jugement précipité et simplement téméraire sur ce sujet donnerait raison aux confusionnistes. Leurs arguments semblent avoir l’assentiment de partisans du moindre effort intellectuel. Aux premiers abords, ils en arrivent au point d’analyse où tout le monde peut se trouver le plus facilement possible. Sans vouloir se préoccuper des aspects positifs que regorgent les interventions internationales dans un pays en voie de stabilisation politique, économique et sociale. Encore faut-il que tout imposteur qui prétend s’engager sur cette voie soit suffisamment outillé.
En politique internationale, les Etats sont considérés comme « des monstres froids » car ils n’ont pas de cœurs. Et s’ils en ont un, il est fait des pierres. Il est évident que rien ne peut signifier que la connotation du concept « Don » soit la même en relations internationales et en Sociologie. Son utilisation n’exclut cependant pas l’intérêt que la RDC représente pour les puissances du monde occidental. Ce géant de l’Afrique centrale regorge des matières premières qui conditionnent leur existence et leur survie.
Les dirigeants occidentaux sont tous conscients du fait que, sans le Congo, la détermination de leurs capacités de dissuasion sur l’espace public international serait remise en cause. Puisqu’ils sont arrivés à comprendre qu’il n’est plus assez rassurant pour eux de puiser dans les réserves congolaises par le simple fait de la guerre. Ils sont obligés de faire avec la capacité d’organisation de ce pays aux dimensions continentales.
Peut-être que les détracteurs gardent encore à l’esprit l’idée qu’il n’y a que les autres qui peuvent profiter des ressources du Congo. Dès lors que ce pays s’est engagé sur le chemin de la paix, de la stabilité et organisation, la stabilité et la force de ses institutions issues des élections le protègent. Point n’est besoin de nier l’évidence du principe selon lequel : « les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ». Ces intérêts étant réciproques, la RDC en tirera, de ses partenaires internationaux, autant de la même manière que ceux-ci. Et ces partenaires l’ont bien compris, la RDC également.
Jean-Luc MUSHI-MPAKU