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Vagabondage et violation des principes démocratiques : A QUOI JOUE ETIENNE TSHISEKEDI ?

 

Vagabondage et violation des principes démocratiques

A QUOI JOUE ETIENNE TSHISEKEDI ?


Depuis un certain temps, l’opinion publique nationale et internationale assiste à une autre façon de faire la politique en République Démocratique du Congo. Celle adoptée par le président national de l’Union pour la destruction et les pillages sociaux (Udps).

Inscrit dans un schéma de la trilogie « Violence-Pouvoir-Prédation », Etienne Tshisekedi wa Mulumba rejoint les ennemis de la paix dans son pays et au monde. Tous les observateurs avertis de la s cène politique congolaise admettraient que le vieux aurait été au service de la Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo (Cidc). C’est ainsi qu’il se trouve obliger de jouer au jeu de ses comman ditaires sans penser, même pour un seul instant, au peuple sur qui il donnait impression, jusqu ’il y a peu, de fonder son action politique. Trahison, c’est le mot qui convient au comportement de ce presque octogénaire dont la psychopathie est montée d’un cran. Ce, depuis la confirmation de la concrétisation du processus électorale en RDC.

Jouer au jeu des ex-Dinosaures

Pour ne pas rentrer dans l’histoire et démontrer combien Tshikas a fait rater à ce pays les grandes occasions de s’envoler avec la démocratie, l’opinion a le droit de pouvoir se rendre compte d’une chose : le déviationnisme de l’ex-numéro deux du Mouvement populaire de la révolution (Mpr) ne date pas de la dernière pluie. Et son adhésion au schéma de l’accession au pouvoir par la violence en vue de la prédation des richesses de la RDC est devenue effective lorsqu’il avait rejoint Katebe Katoto et compagnons au Rassemblement congolais pour la démocratie (Rcd). Malheureusement pour lui, les incongruités caractérisant son comportement vont le faire virer de là, sans aucune forme de procès. Là, l’homme doit avoir pris un autre virage dans son activisme contre le pays, au risque d’entraver sa crédibilité auprès des ceux qui croyaient encore en lui.

Le scandale commence au mois de février dernier lorsqu’Etienne Tshisekedi s’autoproclame président de la République Démocratique du Congo pour la première fois. C’est à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) que l’homme passe en revue quelques individus en uniforme militaire, avant d’accéder à la salle de conférence où il était attendu par ses compatriotes pour une conférence débat. Il ressort des sources sûres que ce geste était, pour le lider maxcimo, la preuve de son accord à devoir jouer au jeu des ex-Dinosaures du régime Mobutu. Ceux qui, avec l’aide et dans la philosophie de la Cidc, venaient de mettre en place, pour la énième fois, un plan pour semer le chao et reprendre le pouvoir au pays. Voilà ce qui justifie le comportement peu orthodoxe qui caractérise l’agir politique du Sphinx de Limete au cours des derniers jours.

Aveux d’impuissance

Comme à la fin des années 80 où il servait de garde fou au bloc capitaliste contre les risques de déviation du Maréchale du Zaïre, Tshisekedi wa Mulumba a toujours été incapable d’assumer le cours des événements. Il en est souvent dépassé car il n’a jamais été le maître du jeu. Il fait souvent ce que les autres lui font faire et dit ce qu’on lui fait dire. La preuve c’est qu’il roule pour une machine qui semble ne pas lui laisser le temps de penser à sa guise.

A peine l’a-t-on obligé de prendre part à bord du train conduisant le processus électoral en RDC, il s’est vu en suite entrainé à travers le monde pour soi-disant lui trouver le soutien des grandes puissances et les moyens nécessaires pour la campagne. C’était une façon, pour ses commanditaires, de faire entrer Etienne Tshisekedi dans la brousse et en suite y mettre le feu. Car la détermination des congolais à conserver les acquis de la démocratie a obligé plusieurs à revoir leurs calculs. Aujourd’hui, plus rien n’est visible aux yeux de l’octogénaire. Tout est couvert de fumée.

Les déclarations incendiaires qu’il avait tenues dernièrement l’ont fait expulser du pays des Prix Nobels de la Paix. L’homme n’a plus où poser sa tête. De l’Afrique du Sud à Kisangani, en passant par la Zambie, il a marché du bout des doigts tel un chat échaudé. Le retour annoncé avec pompe au pays pour une entrée tapageuse en campagne a été reporté à près de cinq reprises. Question de changer par trois fois des numéros d’immatriculation de l’aéronef qui devait remmener au pays le désormais champion de l’idéologie de la violence et de la violation des textes pour le pouvoir.

Arrivé nuitamment à l’aéroport de Bangoka, le vieillard a montré à la face du monde qu’il s’est, lui-même, placé hors jeux. Juste une question de se laisser humilier par un accueil à la manière de criminel. Il a choisi de parler à sa centaine d’adeptes aveugles à laquelle se sont joints quelques curieux. Affaibli et nonchalant, il n’a pas eu un peu de temps pour évoque son magique meeting du vendredi 11 novembre 2011 au Stade de martyre de Kinshasa. Au moment où nous sommes entrain de coucher ces phrases, nous apprenons que cette manifestation « grandiloquente » a été renvoyée à une date ultérieurement incertaine. On assiste là à un train de reports alors que la campagne a atteint sa vitesse de croisière chez ses adversaires.

Sans surprise, Etienne n’a pas manqué de réitérer sa bavure : « Je confirme que je suis le président de la République Démocratique du Congo parce que le peuple est avec moi ». Comme qui dirait, il est monté sur le toit pour lancé trop haut qu’il était fou et que celui qui veut jouer à la folie l’y rejoigne. Provocations auxquelles le pouvoir dont la légitimité tend à être renouvelée par le peuple ne peut oser céder ; s’il veut assurer l’apaisement des élections et la quiétude au pays. Aveux d’impuissance ou garanties de la paix, au peuple de juger…

Jean-Luc MUSHI-MPAKU

Mise à jour le Vendredi, 11 Novembre 2011 16:22

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