Comme avec le « traité de Nice » où ils avaient bradé des pans entiers du territoire national (Ile Mateba et Gbadolite) et les ressources naturelles de la RDC pour plusieurs décennies, des opposants viennent de livrer leur pays à la régence occidentale et à sa mise sous tutelle. L’Udps, l’Unc et l’Ecide porteront désormais la responsabilité d’avoir officiellement livré la RDC aux prédateurs de tous bords en leur offrant ainsi l’opportunité de faire main basse sur leur pays pour ainsi perpétrer leur plan de sa balkanisation. Le peuple est témoin…
Il y a plus ou moins deux ans, l’Udps de Tshisekedi, l’Apareco d’Honoré Ngbanda ainsi que plusieurs autres petites formations politiques, mouvements associatifs de la diaspora et des personnalités congolaises, dont un éminent membre du clergé catholique, avaient signé en France le « traité de Nice » dans lequel ils bradaient des pans entiers du territoire congolais. Etaient concernés, entre autres, l’Ile de Mateba au Bas-Congo et plusieurs villages à Gbadolite dans la province de l’Equateur. Dans le même document, revendiqué à cor et à cri par le Dr Tshipamba Mpuila qui l’avait signé au nom d’Etienne Tshisekedi, les signataires bradaient également, pour plusieurs décennies, les ressources naturelles de la RDC.
En retour, ces mêmes signataires attendaient de leurs partenaires un appui en vue de la conquête du pouvoir en RDC. Le plus sérieusement du monde, la démarche avait connu un début d’exécution, puisque certains Congolais de la diaspora s’étaient mis à s’organiser en milice en prévision des fameux appuis en armes, conseils militaires et autres formes d’encadrement. L’affaire, on le sait, avait soulevé un tollé général, mais également une profonde indignation des vrais patriotes qui assistaient, ahuris, à la « vente » de leur pays par ceux-là même qui prétendent présider aux destinées de la République Démocratique du Congo.
Comment ils ont bradé la RDC
On croyait que la réaction contre cette triste démarche avait interpellé nos acteurs politiques pour les inciter à plus de patriotisme et de responsabilité, mais voilà qu’une fois de plus, les mêmes personnes entreprennent de brader, cette fois-ci, la souveraineté de la RDC en suggérant même sa mise sous tutelle par la communauté internationale.
En effet, l’Udps d’Etienne Tshisekedi, l’Unc de Vital Kamerhe et l’Ecide de Martin Fayulu ont publié, le mercredi 16 juillet 2014, une déclaration commune dans laquelle ils lancent un appel au Président américain Barack Obama, aux membres du Conseil de Sécurité de l’Onu et au Secrétaire général de l’Onu pour solliciter l’isolement du Président Joseph Kabila Kabange et sa traduction en justice devant la Cour Pénale Internationale. Dans le même document, et comble de contradiction, les signataires appellent à la tenue d’un dialogue dit inclusif pour résoudre la crise de légitimité.
En temps normal, on comprendrait que ces opposants jouent à la stratégie dite « d’emmerdement maximum » qui consiste à pousser à bout un adversaire pour le désarçonner, ne fut-ce que psychologiquement. On pourrait le comprendre ainsi dans le contexte actuel de l’imminence d’un sommet qui doit réunir, début août prochain à Washington, le Président américain et une quarantaine de ses homologues africains, dont le Président Kabila.
Cette démarche rentrerait ainsi dans la stratégie qui viserait à diminuer psychologiquement Kabila qui a diplomatiquement le vent en poupe et qui pourrait arriver à Washington en position de force face à certains de ses homologues des Grands Lacs en proie à des doutes sans cesse croissants au sein de la communauté internationale.
La RDC offerte à la régence internationale
Mais au-delà de tous ces stratagèmes politiques dans la quête du pouvoir, les observateurs estiment qu’en certaines choses, l’adage qui dit souvent que « tous les coups sont permis » en politique n’a pas de mise. On ne badine pas avec la souveraineté de son pays au nom des intérêts politiques. En appelant à l’isolement, par la communauté internationale, du Président de la République, Tshisekedi, Kamerhe, Fayulu et leurs alliés sont tout simplement en train de livrer la RDC à la mise sous tutelle.
En effet, l’isolement d’un Chef de l’Etat ne peut conduire qu’à un vide juridique, même si la constitution congolaise prévoit un intérim. Mais le cas de la RDC est si particulier que cela risque de plonger le pays dans une crise politique inextricable, avec possibilité de l’éclatement d’affrontements militaires meurtriers. Dans ce cas donc, la communauté internationale n’aurait d’autre solution que la mise sous tutelle de la RDC comme ce fut le cas avec la Yougoslavie.
Que gagnerait donc la RDC sinon un nouvel opprobre, alors que le pays est en train de sortir la tête des eaux et de reconquérir son leadership au cœur de l’Afrique ? Que gagnerait, par ailleurs, les initiateurs de cette « vente » de la RDC aux impérialistes qui, déjà, rodent autour de la RDC pour le dépecer avec leur plan permanent de balkanisation.
En tout et pour tout, en croyant porter des coups contre un adversaire politique, les radicaux de l’opposition sont en train de prêter les flancs de leur propre pays à toutes les convoitises qui n’attendent que le moment et l’opportunité de s’emparer de la RDC. L’histoire retiendra donc qu’au nom du pouvoir, Tshisekedi, Kamerhe et Fayulu en fait une alliance contre nature pour livrer leur pays à la régence internationale.
Les contradictions d’une opposition suspendue aux mamelles du pouvoir
Pour le reste, on ne peut que s’étonner de ces contradictions successives de l’opposition qui, d’un côté, dénient à Kabila son pouvoir en tant que Chef de l’Etat et, de l’autre, le reconnaît comme tel. En effet, en sollicitant un « dialogue inclusif » autour de la légitimité du pouvoir, ces opposants ne font que reconnaître implicitement Kabila comme Chef de l’Etat avec qui ils veulent dialoguer. Plus encore, Vital Kamerhe a toujours reconnu, dans son discours, Kabila comme Président, puisqu’il l’appelle toujours « le Président Kabila ».
Et dans l’ensemble, l’opposition se contredit chaque jour en parlant de légitimité du pouvoir. Dans le déploiement politique du concept « pouvoir », l’on entend l’ensemble des institutions et des structures, ainsi que leurs animateurs, qui participent à son exercice directement ou indirectement, pendant un mandat donné. Les députés et sénateurs participent donc à l’exercice de ce pouvoir, autant que le gouvernement et tous les autres démembrements vers la base.
Les émoluments que les députés de l’opposition touchent, leur participation aux débats et au vote du budget qui donne au Gouvernement les moyens pour gérer le pays, leur participation aux débats et au vote des lois qui régissent les différents secteurs de la vie nationale, tout ceci constitue des actes de gestion du pouvoir, chacun se trouvant dans sa position politique (opposition ou majorité). Pour sa part, même en étant pas dans les institutions et en ne reconnaissant pas Kabila comme Chef de l’Etat, Etienne Tshisekedi le reconnait implicitement lorsqu’il touche chaque mois son pécule d’ancien Premier Ministre et tous les avantages qui vont avec.
En toute chose, il faut savoir mesure garder. L’hystérie qui s’élève de l’opposition n’est pas de nature à rassurer les partenaires extérieurs qui, c’est de bonne guerre, observent les acteurs politiques pour savoir qui aurait le charisme voulu pour devenir Chef de l’Etat. Et nos compatriotes de l’opposition se prêtent volontiers au macabre casting des Occidentaux chaque fois qui rasent les murs de leurs chancelleries, mémorandums sous les aisselles. Une petitesse qui n’honore pas le grand Congo.