UN CHEF DE L’ETAT AU SERVICE DES OFFICINES CONTRE LA STABILITÉ DE LA RDC
On ne le dira jamais assez : « Le hasard n’existe pas, tout est conjonction ou produit des facteurs déterminants ». Sinon, personne ou rien ne saurait extirper de ce principe le fait qu’une série d’événements se sont succédé autour du dossier Floribert Chebeya, du nom du Directeur exécutif de l’Ong congolaise « La Voix des sans voix » (Vsv) retrouvé mort dans sa voiture en juin 2010 dans la périphérie ouest de Kinshasa.
Du coup, c’est à l’approche de la commémoration du troisième anniversaire de cette mort tragique que le Président français, François Hollade, annonce une de ses rares sorties médiatiques dans laquelle il devait se focaliser notamment, sur la politique africaine de son pays.
Dans les entre-faits on annonce, dans la capitale congolaise, ce qui a tout l’air d’une mascarade mal orchestrée du coté de ceux qui ne lésinent pas sur les stratégies pour exploiter, à leur profit, la disparition de l’illustre défenseur des droits de l’homme. C’est la veille de l’interview du Président français qu’il a été fait état d’un mystérieux cambriolage au cabinet juridique de Maître Jean-Marie Kabengela Ilunga, l'un des avocats des parties civiles dans l’affaire Chebeya.
« Dans la nuit du 29 au 30 mai dernier, des voleurs se sont introduits dans le cabinet de Me Jean-Marie Kabengela Ilunga et ont pris un poste téléviseur, une somme d'argent, des ouvrages, un sac contenant le dossier de l'affaire Floribert Chebeya et Fidèle Bazana (le chauffeur disparu) », a annoncé, dans un communiqué, la Vsv.
Sacrée ou curieuse coïncidence, dans un entretien exclusif accordé à Rfi, France 24 et TV5 ce vendredi 31 mai, François Hollade évoque en passant la Rdc et le Président Joseph Kabila, à travers le dossier Chebeya. « Puis en RDC, j’y suis allé moi-même. J’ai apporté mon soutien pour que le procès puisse avoir lieu. J’ai dit combien il était indispensable que ce procès ait lieu et je continuerai ma pression sur le Président Kabila pour que ce procès ait lieu et pour que la vérité éclate quoi qu’il en coûte », a-t-il indiqué en réponse à une question du confrère de la Rfi, en rapport avec le procès du défenseur des droits de l’homme.
Preuve d’immaturité politique
Et là, non seulement le concubin de l’ancienne journaliste Valérie Trierveller a, une fois de plus, fait preuve de son immaturité politique mais aussi, et surtout, Hollande s’est illustré en une véritable phrase politiquement inachevée.
Pire encore, le locataire de l’Elysée a montré à la face du monde qu’il est l’un de ces Chefs d’Etat ou l’une de ces personnalités de notoriété internationale qui sont au service des officines qui se sont érigées contre la stabilité de la Rdc. Sans nul doute, tout observateur averti des questions de politique étrangère des Etats conviendrait que le Président français serait membre de la Cidc (Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo).
Avec d’autres Multinationales, Organisations inter et non-gouvernementales, Sociétés secrètes, Etas, etc., François Hollande est résolument tourné vers le mécanisme de déstabilisation de la Rdc. Lui qui, il y a à peine 6 mois, est venu en chantre des droits fondamentaux des citoyens, est devenu leur premier pourfendeur.
Sinon, comment peut-on entendre de la bouche d’un individu, Président de la République de France en plus, des propos du genre « je continuerai ma pression sur le OPrésident Kabila pour que ce procès ait lieu et pour que la vérité éclate quoi qu’il en coûte » ? Ce qui veut tout simplement dire que, pour lui, le Président de la Rdc se trouve en droit d’influer sur le cours des procédures judiciaires ainsi qui sur les verdicts qui en découleraient.
Toutes les analyses plausibles s’accorderaient sur le fait que la nébuleuse Cidc ne trouve pas son compte dans le fait de voir le Congo de Lumumba devenir un véritable Etat souverain, respectueux des principes démocratiques, des libertés fondamentales des citoyens et des droits de l’homme. Les ennemis de la Rdc sont plus que déterminés à pousser le régime de Kinshasa à la faute. En tentant d’entamer la liberté du pouvoir judiciaire, le pouvoir rd-congolais se mettrait en porte-à-faux avec l’opinion publique tant nationale qu’internationale. Et le camp de Hollande verra sa tâche facilitée.
La Cidc va ainsi en profiter et trouvera le moyen de faire chantage sur tout un peuple (le peuple congolais) et de mettre en œuvre le mécanisme maléfique de son rêve : « Violence-pouvoir-prédation » dans ce pays. Mécanisme qui consisterait à entretenir l’insécurité et la violence sur le territoire Rd-congolais pour fragiliser l’exécutif et pour s’assurer le contrôle de son leadership politique en vue de disposer à ses convenances de ses ressources naturelles.
C’est à cela que François Hollande, mal côté par les Français depuis qu’il est à la tête de la France en proie à une crise imminente, s’applique sans honte ni vergogne. Il se croit tout permis et capable de tout dans sa recherche de popularité en France par le sacrifice de la Rdc. Il doit se raviser car, il doit garder, toujours fraiche à son esprit, une chose : « la Rdc ne sera jamais la Côte-d’Ivoire » ou tout autre pays d’Afrique où lui et ses pots viendraient se balader sans scrupule. Là où ils viendraient dire des choses et s’assurent que ce qu’ils disent soit fait à leur guise.