Le Prince Laurent en RDC,
LA BELGIQUE AVOUE LE SUCCÈS DE JOSEPH KABILA
Le prince Laurent, fils cadet du Roi Albert II, a effectué une visite en République démocratique du Congo en mi-mars finissant. Il s’est fait accompagner d’un professeur de la Faculté des sciences agronomiques de Gembloux, d’un architecte italien, d’un avocat français et d’un ancien bâtonnier bruxellois pour donner un visage scientifique à sa mission. D’aucuns ont placé ce déplacement sous la bannière de la Fondation que préside le Prince Laurent. Ce qui n’a pas empêché de susciter la polémique. Dans tous les cas, il est engagé dans un objectif noble. A la suite de sa révélation, ce périple a fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le milieu politique belge.
Certains d’entre les élus sont allés jusqu’à ressusciter l’exigence d'une réduction, voire d'une suppression, des dotations dont bénéficient les membres de la famille royale. Certes, parce qu’ils restent convaincus que l’enfant terrible de la famille royale belge serait excédé financièrement. Est-ce là la vraie raison qui aurait poussé le Prince à s’exposer aux risques qui vaudraient des attaques au palais, en plus du temps, de l’énergie et de l’argent investis dans cette aventure par sa délégation ?
Aujourd’hui, tous les responsables politiques belges s’empressent à vouloir démonter que le fils cadet du Roi se serait rendu à Kinshasa contre l’avis du Palais et du gouvernement belges. Ce, à cause du fait que la période serait ultrasensible à quelques mois des élections présidentielles qui doivent se tenir en novembre prochain. Peut-être vrai mais les belges sont sans ignorer que Laurent, plus que quiconque dans ce monde est en droit de se rendre au Congo quand, où et comme il veut, en vertu du principe de « la libre circulation des biens et des personnes » prôné par la charte des Nations Unies. Qui plus est, de la Belgique à la Rdc certains observateurs parleraient du prolongement d’un même territoire au regard du poids historique que revêtent les relations entre ces deux pays.
Pour arriver à refuser à un belge de se rendre au Congo et vice versa, il faudrait être à mesure de réécrire l’histoire. Sinon, c’est une peine perdue.
Peut-être que le gouvernement et le palais royal belges pouvaient exprimer des craintes par rapport à la situation de la Rdc d’il y a 15, 10 ou 5 ans. Ils semblent oublier que « le Congo va mieux qu’il y a 15 ans, beaucoup mieux qu’il y en a 5 et son état s’améliore chaque jour davantage ». Là où, pour venir, des officiels et même des privés se voyaient dans l’obligation d’effectuer des dépenses énormes pour amener des agents de protection en vue de prévenir leur sécurité, il y a plus rien à craindre.
Le fils cadet d’Albert II en a fait l’expérience et a prouvé à la face du monde que le Congo de Joseph Kabila est sécurisé aujourd’hui comme il ne l’avait été les 15 dernières années. Lui qui a traversé la Rdc de l’ouest à l’Est, a permis à la capitale du monde occidental d’intérioriser, même si les autres ne voudront jamais l’avouer, que la situation sécuritaire est à son meilleur niveau. Car dans ce raide en solitaire, Laurent a atterri à Kinshasa par un vol régulier d’Air France, avant de rencontrer le Président joseph Kabila. Ensuite, il s’est rendu, avec toute sa délégation, dans l’ex-province du Congo-Central (l’actuel Bas-Congo) et dans le Katanga où il s’intéresse aux problèmes de déforestation. Ce, toujours dans le but de répondre aux exigences du principe de la « redevance historique » entre les peuples belges et congolais.
Ceux à qui la tête de Joseph Kabila pose problème, n’ont trouvé mieux que de doter d’une forte connotation politique au périple du prince belge. Voulant charger ce geste ordinaire des préparations dites préalable, ils pensent empêcher un quelconque appui que la famille royale apporterait au Chef d’Etat congolais au regard des enjeux électoraux à venir. Dans ce pays, toute visite d’un dignitaire étranger est susceptible d’être exploitée certes, mais personne ne peut être à mesure de prouver combien de voies celle-ci vaudrait sur la balance électorale.
Alors que l’acception générale veut faire voir le verre toujours à moitié vide, en ce qui concerne la Rdc, des particularités voient clair : le verre est à moitié plein. Parmi ces particularités, on trouve Armand De Decker, Herman De Croo et Etienne Davignon. Trois vétérans de la politique belge de qui le prince Laurent a reçu conseil avant de lever l’option de se rendre à Kinshasa.
Toujours égal à lui-même dans son regard par rapport à la politique belge vis-à-vis de la Rdc, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Armand De Decker a, dans une interview accordée à « La Libre », affirmé que : « l'objectif de Laurent et de sa mission était purement scientifique. Laurent s'intéresse aux problèmes de déforestation au Congo. C'est un objectif noble. Donc, l'objectif étant noble, je le soutiens. Et tous les gens intelligents devraient défendre cette mission de Laurent en Rdc. ». Avant de reconnaître avoir déconseillé à celui-ci d'entreprendre ce voyage vu sa délicatesse.
La décision du Prince Laurent étant celle qui a transcendé toutes les fausses attentions politiciennes d’ici et d’ailleurs, elle mérite d’être encouragée. Les velléités auxquelles on assiste sont pratiquement le lot de ceux qui voient les démons partout. En Belgique comme en République démocratique du Congo, le poids de l’histoire commune est plus que toute considération émise par ces politiciens nombrilistes pour qui, rien ne devait fonctionner normalement pour leur permettre de pérenniser des marchés mafieux. Heureusement pour le Congo, Joseph Kabila est déjà là. Il tient à rappeler aux septiques : « si vous ne croyez pas à ma parole, croyez au moins à mes œuvres ».
Jean-Luc MUSHI-MPAKU
Le Prince LAURENT
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