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La mort du colonel Mamadou Ndala : UN DRAME QUI ALIMENTE LA STRATÉGIE DES ENNEMIS DE LA RDC

La mort du colonel Mamadou Ndala

 UN DRAME QUI ALIMENTE LA STRATÉGIE DES ENNEMIS DE LA RDC

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Catégorie : Politique
Écrit par Jean-Luc MUSHI-MPAKU ; publié vendredi , le 03 janvier 2014

Mamadou-V.jpg« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément », affirmait Nicolas Boileau. Et pour le paraphraser, on peut soutenir, sans crainte d’être contredit, que « de la forme grammaticale et sémantique d’un argumentaire, dépendent la franchise de son auteur ainsi que la véracité de son contenu ». C’est ainsi qu’en lisant avec assez d’attention la plupart de textes diffusés à la suite de la disparition du Colonel Mamadou Ndala, on se rend vite compte des intensions qui animent leurs auteurs. Il s’agit bien de la « Coalition Internationale pour la Déstabilisation du Congo (Cidc) ».


C’est le jeudi 2 janvier 2014 en fin d’avant-midi que la nouvelle faisant état de la mort de l’homme sur qui reposait désormais l’espoir de tout un peuple a commencé à circuler, telle une trainée de poudre. Aux environs de 12h25 (TU), la sonnerie de mon téléphone signale qu’un nouveau message vient de me parvenir. Vite, je m’empresse à découvrir le contenu de ce message qui m’arrive en plein milieu de la journée. « Le colonel Mamadou n’est plus », suis-je surpris de lire sur l’écran de mon téléphone portable. Telle est la manière dont j’ai appris la disparition de ce Grand Congolais, ce Martyre et Héros d’un Congo libre, souverain, uni et fort.

Affligé, angoissé…, ne sachant à quel Saint me vouer, je me suis mis à chercher à en savoir d’avantage. Après avoir passé plus d’une heure au bout du fil, en échangeant avec tout celui qui pouvait me dire quelque chose en rapport avec le drame, je me suis rendu à l’évidence que ce qui, jusque là, avait les allures d’un cauchemar était effectivement une réalité. Ma journée était complètement bouleversée, entamée par l’une de ces mauvaises nouvelles que je n’ai plus reçu depuis celle du 16 janvier 2001 annonçant la mort tragique du Soldat du peuple.

Tout de suite, une image m’est venue à l’esprit : comme M’zee Laurent-Désiré Kabila dans son bureau, Mamadou Ndala venait de voir ses derniers jours sur le camp de bataille. Mamadou Ndala venait de voir ses derniers jours sur le champ de bataille. De quoi donner raison à cette affirmation : « qui se ressemblent se rencontrent toujours, même dans leur façon de naître ou de mourir ».

Se servir du drame…
Balkanisation RDC

Alors que la nouvelle n’avait pas encore fini de troubler les Congolais, les vrais, certains d’entre eux qui ont opté de faire le chemin de la trahison semblent s’en être foncièrement réjouis. A la manière de tous les ennemis de la nation et du peuple Congolais, ils ont voulus se servir de ce drame incommensurable comme adjuvant à leurs visées mercantilistes.

Ceux-ci n’ont trouvé mieux à faire que d’exploiter le sentiment de révolte, de colère et de frustration qui animait les citoyens congolais pour distiller leurs intoxications. Négativistes sur le Congo et sur ses institutions, les ennemis de la République se sont contentés de raconter ce qui leur est passé par la tête pour diaboliser le Chef de l’Etat. Il s’avère donc plus que nécessaire de rétablir la vérité des faits.

« Ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement et les mots pour le dire, viennent aisément », affirmait Nicolas Boileau. Et pour le paraphraser, on peut soutenir, sans crainte d’être contredit, que « de la forme grammaticale et sémantique d’un argumentaire dépendent la franchise de son hauteur et la véracité de son contenu ». A lire avec assez d’attention, la plupart des textes que les trainés de la Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo (Cidc) se sont empressés de poster sur les réseaux sociaux et autres forums de discutions sur internet, on se rend vite à l’évidence de la portée des intensions de leurs auteurs.

Cela ne demande aucunement l’expérience des psychanalystes de la trempe du Docteur Paul Ekman, dont les découvertes avait inspiré la série télévisée « Lie to me » du le cinéaste Samuel Baum, pour se rendre compte d’un fait, à savoir : « le désire de mentir qui anime certains plumiers et l’envie de nuire à la réputation de la Rd-Congo ainsi de son commandant en Chef ».

Sinon, comment serait-il possible qu’un quidam, rédacteur, journaliste, etc., soit-il se permette d’affirmer dans ses écrits que « nous réfutons avec la dernière énergie la version officielle sur la mort du vaillant Colonel ». Ce avant d’ajouter : « Les Congolais exigent la vérité sur l'assassinat du Colonel Mamadou Ndala ». En d’autres termes, il se proclame détenteur de la vraie version ou seul témoin des événements alors qu’il est à de milliers de kilomètre du pays et du lieu de la commission des faits.

Joseph Kabila pointé du doigt…
Debout Mzee GF

Ce qui est pire, c’est que ces con-frères osent pointer, de leurs plumes dévergondées, le Président de la République. Selon eux, Joseph Kabila Kabange, serait auteur de l’assassinat d’un de ses propres meilleurs éléments au sein des Forces armées. Accusation qu’ils formulent avec tellement de légèretés qu’on serait tenté de s’interroger sur les vraies motivations de leur démarche. Réfutant la version selon laquelle le colonel Mamadou Ndala avait été tué dans une embuscade, tendue par les éléments de la rébellion ougandaise de l’Adf-Nalu, ces fossoyeurs tiennent à désorienter l’attention des Congolais. Heureusement que les enquêteurs, comme la pluparts de patriotes, ne les écoutent pas.

Pour eux, Ndala aurait été tué par un « tireur » faisant partie d’un groupe imaginaire de trente cinq commandos qui seraient partis de Kinshasa pour renforcer son équipe. Tentant de crédibiliser cette thèse hypothétique, ils s’accordent à citer, comme source, le lieutenant de Mamadou Ndala. Selon eux, celui-ci leur aurait parlé lorsqu’il serait allé déposer le corps sans vie du colonel à un lieu qu’eux seuls connaissent. Et la faiblesse de leurs propos tient au fait que la consigne sur terrain garde tous les militaires en isolement stratégique, très loin des projecteurs de la presse.

Alors, d’où viendrait alors que celui qu’ils qualifient de lieutenant de Mamadou soit arrivé à leur parlé au moment où une telle attaque venait à peine de se produire ? Et même si cela pouvait s’avéré possible, ce qui est très loin de l’être, ils oublient de souligner que le lieutenant de Mamadou a été, comme son commandant, retrouvé calciné dans la leur jeep. Des raisons de plus pour chercher à savoir avec exactitude, d’où ont-il tiré toutes ces boutades qu’ils s’évertuent à distiller sur le net ? Eux seuls peuvent encore inventer une autre source car quoi qu’il en soit, leur désir de déstabilisation de la Rdc s’avère être plus fort que les impératifs professionnels liés au métier de journaliste.

Aussi, ceux qui depuis le jour de la mort du Colonel Mamadou s’évertuent à narrer des histoires sur les réseaux sociaux et autres forums de discussions internet ont-il oublié de se renseigner suffisamment sur la nature du prétendu groupe de trente cinq tireurs d’élite qui serait parti de Kinshasa pour, semble-t-il, renforcer la sécurité du Colonel. Un raisonnement que même les bêtes sauvages se seraient abstenus d’avancer, d’autant plus qu’aucune tactique militaire ne prévoit l’ajout des effectifs isolés en pleine opération. Ce qui serait possible, au cas où il était décidé le remplacement du bataillon dans toute son entièreté.

Même si, ajout pourrait y avoir, ce n’est pas à la disposition d’un commandant de bataillon que ces hommes devaient être affectés. Et où seraient passés le Chef d’Etat-Major Général, le Chef d’Etat-Major des forces terrestres, le commandant région et le commandant zone opérationnel pour que le Président de la République se soit permis d’affecter des troupes directement à un bataillon en pleine opérations ?

Pire encore, ces journalistiers se permettent même de nier la nature et les auteurs de l’attaque qui a causé la mort de cet autre Soldat du peuple. Il s’avère plausible que leurs arguments n’aient rien à voir avec le souci primordial poursuivi par le métier de journaliste qui n’est rien d’autre que d’informer. Ils tentent plutôt de désorienter l’attention des congolais, causer la zizanie dans l’opinion et laisser libre champ aux ennemis de la paix, de la cohésion nationale et du développement de la Rdc.

C’est ainsi que toutes analyses attentives sur la mort du Colonel Mamadou Ndala et sur tous les commentaires, qui entourent cet événement tragique, portent à convaincre que « de la forme grammaticale et sémantique des argumentaires avancés par les uns et les autres, dépendent la franchise de leurs hauteurs et la véracité de leurs contenus ». Sinon, tout est minutieusement conçu et tactiquement déployé en sorte que la mort du colonel Mamadou Ndala passe pour un drame qui alimente la stratégie des ennemis de la Rdc

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