« Tout le monde doit savoir que les choses ont changé. La Révolution de la Modernité initiée par le Président de la République Joseph Kabila, ce n’est pas seulement la construction des routes, ce n’est pas seulement l’inauguration des grands édifices mais c’est aussi la protection des Congolais partout où ils se trouvent, à l’extérieur comme à l’intérieur du pays. »
C’est ce qu’a affirmé le vice-ministre en charge des Affaires étrangères de la République Démocratique du Congo, qui tenait à rassurer les parents, amis et connaissances des jeunes ressortissants de son pays qui suivent des études en Inde. Maître Célestin Tunda ya Kasende a, avant cela, demandé à l’opinion nationale de se tranquilliser car son portefeuille avait déjà pris les choses en main et un rapport partiel avait déjà été transmis au Gouvernement en attendant d’établir une jonction complète aux autorités du pays.
Des propos qui, en principe, auraient suffit pour apaiser les esprits des descendants de Kimpa-Vita, Kimbangu, Lumumba et Kabila éparpillés à travers le monde. Loin s’en faut. Dès que la nouvelle faisant état du traitement inhumain infligé à 21 étudiants congolais en Inde s’est répandue, tous ou presque se son levés comme un seul homme pour condamner la bourde commise par la police indienne. Pour une des rares fois, l’instinct patriotique s’est placé au dessus des clivages politiques et identitaires qui caractérisent certains d’entre les Congolais pour des raisons inavouées. Ils sont réclamé une réaction immédiate de Kinshasa. Fort heureusement, celle-ci n’a pas tardé à venir, coupant ainsi l’herbe qui allait pousser sous les pieds de ses détracteurs.
En effets, des étudiants congolais, 21 au total, ont été tabassés en Inde sous le regard passif de la police locale. Au lieu de les protéger en vue d’assurer leur sécurité, cette dernière s’est mêlée à l’affaire. Elle a procédé à l’arrestation des victimes ainsi que tous ceux qui venaient intervenir en leur faveur en les faisant passer pour des bourreaux. Les faits se sont déroulés le samedi 15 juin dernier dans l'Etat de Jalardar Penjab. Ces Congolais arrêtés ont été accusés d'avoir violé une jeune fille indienne sur une place publique, d’avoir cassé et profané leur dieu ainsi que d’avoir frappé les policier, ce qui est complètement faut. Selon un congolais vivant en Inde, les étudiants congolais sont toujours en détention. Il soutient par ailleurs que les indiens continuent de menacer les Congolais.
Une fois que les échos sont parvenus à Kinshasa, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le Gouvernement a activé ses mécanismes diplomatiques pour trouver une issue à cette affaire. D’abord, à travers la représentation de la Rd-Congo au près de la République de l’Inde. « Depuis que le gouvernement congolais a été informé de cette malheureuse situation », l’ambassadeur de la Rdc en Inde a aussi saisi le ministère indien des Affaires Etrangères, pour lui déposer une note exhaustive de protestation », a indiqué à Radio Okapi le Vice-ministre Célestin Tunda ya Kasende avant d’enchainer : « Notre ambassadeur, mais cette fois-ci avec d’autres ambassadeurs africains, sont aussi allés voir le ministre indien des Affaires Etrangères pour réitérer les mêmes protestations ».
La protestation et les exigences du gouvernement de la Rdc

Du coté de la capitale congolaise aussi, le vice-ministre des Affaires étrangères a convoqué mardi 18 juin l’ambassadeur Indien à son cabinet. Là, il lui a remis une note verbale dans laquelle il a exprimé la protestation et les exigences du Gouvernement congolais en rapport avec cette affaire. C’était, entre autres, la libération immédiate et sans condition des étudiants congolais arrêtés.
Kinshasa a aussi demandé que tous ces étudiants soient soumis à un contrôle médical pour certifier leur état de santé et qu’au cas où ils auraient perdu des biens, ses enfants soient purement et simplement dédommagés. Sans oublier des poursuites judiciaires à l’encontre de tous les auteurs des agressions ainsi que les excuses officielles du Gouvernement indien. Message que l’ambassadeur indien en RDC a dit avoir reçu cinq sur cinq, avant de promettre de transmettre la note verbale de protestation à son Gouvernement central et à celui de l’Etat où se sont déroulés les événements pour une solution rapide. C’est aujourd’hui qu’il est prévu une visite de l'ambassadeur de la RDC en Inde aux victimes de la barbarie policière de l’Inde. Et les démarches vont se poursuivre jusqu’à ce qu’une solution soit trouvé à cette affaire.
Tous ces actes vont certainement produire des fruits et des bons. Comme qui dirait : « chaque peuple a le Gouvernement qui lui convient », les Congolais en ont un. Leur administration s’est montrée à la hauteur des attentes.
De quoi prouver aux détracteurs du régime de Kinshasa que les choses ont réellement changé et que « La Révolution de la Modernité initiée par le président de la République Joseph Kabila, ce n’est pas seulement la construction des routes, ce n’est pas seulement l’inauguration des grands édifices mais c’est aussi la protection des Congolais partout où ils se trouvent, à l’extérieur comme à l’intérieur du pays. »