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LE M23 S'APPUIE SUR LES REVENDICATIONS DES TSHISEKEDISTES POUR LEGITIMER SA DEMARCHE

Impasse à Kampala :

LE M23 S'APPUIE SUR LES REVENDICATIONS DES TSHISEKEDISTES POUR LEGITIMER SA DEMARCHE

Catégorie : Politique

Écrit par Jean-Luc MUSHI-MPAKU ; publié mardi, le 22 janvier 2013

M23 Roger L PFLes pourparlers de Kampala sont en passe d’accoucher d’une souris. Les délégués du Gouvernement de la République Démocratique du Congo et ceux du Mouvement du 23 mars semblent ne pas parler le même langage. Instrumentalisée par le Rwanda et l’Ouganda, la pseudo-rébellion veut outrepasser les limites de l’acceptable, à savoir : la remise en cause de l’ordre institutionnel établi au pays au prix des sacrifices énormes consentis par toute une nation. Chose que le peuple Congolais n’oserait admettre en échange de quoi que ce soit. Et ses représentants aux travaux qui se tiennent dans la capitale ougandaise se doivent de rester fideles à la consigne : ne jamais brader l’intégrité du territoire et la souveraineté nationale. C’est ici que les choses semblent se corser et ça sent l’odeur de l'impasse.

Vaines manœuvres de légitimation

« C'est en visant la lune que l'on atteint les étoiles », a dit un homme célèbre. C’est cette formule qui semble guider l’action des marionnettes de la Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo (Cidc). Sinon, aucun observateur averti ne comprendrait le sens réel que renferme la démarche du M23. Au commencement, ce mouvement n’était qu’une simple mutinerie au sein des forces armées de la Rdc, avec des revendications purement professionnelles et compréhensibles. En peu de temps, les mutins se sont multipliés en nombre avec, en conséquence, un accroissement de la puissance de feu incommensurable. De l’avis des rapports de plus d’un enquêteur, ils ont été fournis, par le Rwanda et l’Ouganda voisins, en hommes, armes, munitions et autres effets de guerre largement au-delà de l’arsenal militaire national. Ce qui donnerait à ces marionnettes le culot de jouer à la surenchère à chaque étape des discutions.

On y est presque. Hier, les mutins n’avaient pour réclamations que la montée en grade, l’augmentation de la solde, … bref, l’application effective des accords signés entre le Gouvernement et la rébellion du Cndp (Congrès national pour la défense du peuple) en date du 23 mars 2009. Fort du soutien de la Cidc, représentée dans la région par le Rwanda et l’Ouganda, les réclamations se sont transformées, au bout de quelques mois, en revendications politiques. Pour le bras armée des voisins de l’est, tout se focalise actuellement sur l’impérium d’Etienne Tshisekedi, candidat malheureux à la présidentielle de novembre 2011. Question de se faire du poil de la bête avec l’adhésion populaire des militants du parti de l’opposant à vie. Et, à défaut de lui-même, certains de plus proches collaborateurs du Lidder Maximo ont été recrutés. C’est le cas de Roger Lumbala Tshitenga qui, selon des sources sûrs, occupe à ce jour la deuxième place au sein de la direction politique du M23.

La caution Tshisekedi?
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Bénéficiant du fait de la crédibilité, par procuration du président national de l’Union pour le désordre politique et le pillage de la société congolaise (Udps), l’élu de la plate forme Set (Soutien à Etienne Tshisekedi) se place en bonne position pour les revendications politique de la pseudo-rébellion. « Nous disons que nous ne pouvons pas continuer avec un président qui n’est pas élu dans notre pays. Nous avons Etienne Tshisekedi qui a été élu, nous voulons qu’il puisse retrouver l’impérium et continuer à gérer la République démocratique du Congo avec un consensus national », a déclaré, à Rfi ce matin, Roger Lumbala. C’est en quelque sorte, remettre en cause, l’ordre institutionnel établi en Rdc à la suite des élections présidentielles et législatives de 2011. Celle qui ont fait de lui député national, titre dont il continue à réclamer la qualité jusqu’à ce jour, bien qu’ayant été invalidé pour haute trahison.

Heureusement qu’on peu constater, avec stupéfaction, que l’univers politique congolais portait encore des bons fruits. Des personnes qui, tout en étant membres de l’opposition, savent faire la part des choses entre leur égo et l’intérêt suprême de la nation. François Mwamba Tshichimbi est l’un entre eux. Le président de l’Alliance pour le développement et la République (Adr) a d’abord transcendé les critiques de ses pères de l’opposition pour aller là où devaient se discuter la souveraineté et l’intégrité de la Rdc. C’est lui encore qui s’oppose farouchement à la démarche du M23.

Intervenant également sur Rfi, il a estimé ce matin que « Tout ce qui est recevable, au sens de légitime, au sens de quelque chose qui tienne la route : qu’ils nous disent véritablement ce qu’ils souhaitent »… « Ils le disent : ce qu’ils veulent, c’est renverser le président Kabila ». « S’ils pouvaient confirmer que c’est cela la destination qu’ils donnent à ces discussions, elles sont terminées déjà à ce moment-là ». Et d’exprimer, au nom du peuple congolais, le souci pressant de tirer des rideaux sur ces pourparlers qui ont tendance à s’enliser. « Maintenant qu'on doit conclure, que doit-on retenir ? En d'autres termes, qu'est-ce qu'ils veulent vraiment? Qu'ils le disent! Après ça, qu'il soit possible de mettre fin à cette discussion qui ne peut, de toute façon, avoir pour destination ni la survie du M23, qui est une force négative, ni la remise en cause, de quelques manières que ce soit, des institutions de la République Démocratique du Congo, la souveraineté de la Rdc, ou l'intégrité de son territoire », a renchéri le membre de la délégation gouvernementale.

Les patriotes congolais qui ont suivi les points de vue développés par ces deux hommes politiques sont à même de se faire une idée sur qui de Roger Lumbala et de François Mwamba se trouve du bon coté. Entre celui qui veut servir d’adjuvant à l’ennemi de la République et celui qui veut l’en empêcher, le choix est claire. Le peuple Congolais sait très bien que la démarche du M23 est entrain d’échouer par le fait que ce mouvement ne représente en rien son intérêt. Il est entrain de venir que pour violer, tuer et piller en vue de fragiliser les populations du Kivu et aboutir à la balkanisation du territoire national. Mais, le destin a fait que les dignes fils de la Rdc qui sont partie prenante aux pourparlers ne soient pas distraits. Ils sont resté attentifs et fideles à l’idéal :« Ne jamais trahir le Congo ».

En ce moment, les deux délégations présentes à Kampala ont, semble-t-il, épuisé le point relatif à l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009. La partie pro-Cidc veut bondir sur ce qui est de plus essentiel pour ses mentors, alors que les conclusions n’ont pas encore été tirées sur le premier point. De quoi s’interroger sur le pourquoi de cette sorte de précipitation doublée d’acharnement à toujours aborder des questions d’ordre politique. Celles qui constituent le contenu de l’appât qui a été tendu aux faux opposants politiques pour obtenir leur adhésion au mouvement porteur du plan de la balkanisation de la Rdc.

 

Et, en fin, la balkanisation

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A l’allure où vont les choses à Kampala, les analystes de tous bords ne comprennent plus très bien en quoi ces pourparlers sont utiles aux congolais. Dirigés par un pays membre de la Coalition ennemie de la souveraineté et de l’intégrité de la Rdc, ces discutions semblent être une sorte d’opium qu’on serait entrain d’administrer à tout un peuple, à toute une nation pour arriver à concrétiser un plan contre lui. Ce plan macabre s’inscrit dans le processus pouvoir-violence-prédation. Lequel est mis en œuvre, en ce moment même, par la Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo. Celle-ci tient à remettre en cause le leadership politique national et renverser l’ordre institutionnel établi, à installer au pouvoir des acteurs qui lui sont favorables en vue de pérenniser la violence dans la région, se livrer au pillage des richesses et, en fin, réaliser la balkanisation du territoire national.

Il revient donc au peuple Congolais à travers ses représentants à Kampala, comme à bien d’autres niveaux de responsabilité, de rester vigilant. Le complot est largement monté et les moyens tant matériels que humains mis à contribution pour y parvenir. Le seul rempart qui reste à cette nation est le vouloir vivre collectif de sa population, l’esprit de cohésion national auquel le Président Joseph Kabila a invité tous les congolais sans distinction d’appartenance politique ou autre… Avec ça, il feront la guerre mais ils ne vaincront jamais.

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