Pression médiatique sur Kinshasa,
JOSEPH KABILA PAYE SES POSITIONS RADICALES ET INDEPENDANTES
La sérénité de Joseph Kabila, ses positions intransigeantes de Chef d’un Etat souverain, en face des enjeux géopolitiques mondiaux au tour de son pays, et cet esprit d’indépendance qu’il a réussi à inculquer à son peuple semblent avoir réveillé les ennemis de son pays. Le mercredi 17 octobre dernier, ils ont diffusé, sur les antennes de RFI, un média public français, ce que le porte-parole du gouvernement congolais qualifie d' "un témoignage indirect, sans valeur juridique ". En rapport avec l'assassinat de Floribert Chebeya, ce témoignage porte des accusations notamment contre le chef de l’Etat congolais. Ici, on prétend que le Raïs aurait commandité la commission d’un crime, tout simplement, parce qu’on veut lui faire payer d’autres positions qu’il a eu à prendre en sa qualité de chef d’Etat. Positions, évidemment, qui ne font pas même écho avec celles de ses boutefeux.
L’ascension de la République Démocratique du Congo sur l’échiquier international n’a pas encore fini d’attirer les foudres sur son artisan. A la suite du chapelet de succès que vient d’étaler, à son actif, le Président Joseph Kabila, les ennemis de son pays sont déterminés à le couler ou le faire couler. Unanimes sur ce point, ces derniers ne jurent que par la démarche qui sous-tend leurs ambitions, à savoir : matérialiser la mise en œuvre du processus « Pouvoir-Violence-Prédation » en Rdc. Et, ces malveillants sur Kinshasa ne sont pas prêts à admettre qu’un certain Joseph Kabila se mette en travers de leurs allures mercantiles. Sinon, « Les dirigeants hostiles à notre cause n’auront pas la chance de demeurer longtemps dans l’espace », ne cessent-ils de jurer.
On a vu certains d’entre eux arriver jusqu’au Congo pour tenter ce qu’ils n’ont pas réussi à obtenir à distance : l’allégeance de tout un Peuple, de toute une Nation. Ce, après avoir envoyé leurs émissaires avec des discours très peu courtois, désobligeants envers le régime en place, posant ainsi plusieurs conditions pour fouler ce sol du géant au cœur de l’Afrique, sans succès. Et lorsqu’il a fallu venir participer aux travaux du XIVème sommet de la Francophonie, ils ont tenté de faire du chantage à leur hôte. Au bout de quelques heures passées à Kinshasa, le moment a été, pour eux, une occasion de jouer à la star, comme s’il était programmé un « hit parade » au sortir de la Messe des francophones du monde.
Et, même alors, le jury ne les aurait désignés tout simplement parce qu’on les a vus réajuster leurs discours au stylo, pendant la séance, ou pour avoir refusé de reconnaître au Raïs congolais sa grandeur. Celle qui passe par sa forte capacité d’organisation et la réussite du sommet de Kinshasa. Surtout, ils ne seraient passés au top, on ne sait combien, pour avoir profité des assises de la Francophonie pour chercher à donner des leçons de démocratie, de droits de l’homme et autres libertés fondamentaux. On dirait qu’il avait fallu une pression quelconque pour vivre ses réalités qui sont d’ailleurs de mise en Rdc. Et pourtant, Joseph Kabila l’a bien souligné : « La Rdc n'est pas du tout complexée par le niveau de démocratie, de liberté, de la situation des droits de l'homme ». Avant d’ajouter que « Nous pratiquons la démocratie dans ce pays par conviction, et non pas par contrainte ».
Bataille désormais ouverte
La sérénité de Joseph Kabila, ses positions intransigeantes de Chef d’un Etat souverain, en face des enjeux géopolitiques mondiaux au tour de son pays, et cet esprit d’indépendance qu’il a réussi à inculquer à son peuple semblent avoir réveillé les ennemis de son pays. Réunis au sein de la Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo (Cidc), ces derniers se montrent de plus en plus déterminés à atteindre leur objectif, à savoir : matérialiser la mise en œuvre du processus « Pouvoir-Violence-Prédation » en Rdc. Après avoir échoué ailleurs et par diverses formes de pressions auxquelles Kinshasa n’a pas fléchi, ils ont opté pour le renforcement de la voie médiatique. Le principe étant de « pourrir le poisson à partir de sa tête », ils ont choisi de s’attaquer au Raïs pour se rendre la tâche aisée.
En rapport avec l'assassinat de Floribert Chebeya, le fameux témoignage porte des accusations notamment contre le chef de l’Etat congolais. Ici, on prétend que Joseph Kabila aurait commandité la commission d’un crime, tout simplement parce qu’on veut lui faire payer ses positions déconcertantes. Des accusations que Kinshasa n’est pas prêt à laisser passer. Il conteste la sincérité de ce témoignage et s'insurge contre la mise en cause du chef de l'Etat.
Intervenant sur la même chaîne, le porte-parole du gouvernement congolais parle d’un témoignage indirect, sans valeur juridique, par lequel une pression est exercée sur la justice. Selon Lambert Mende, le gouvernement ne laissera pas passer les accusations notamment contre le chef de l’Etat : « Notre président n’a pas commis un crime. Nous n’acceptons pas que quelqu’un prétende qu’il a commis un crime parce qu’on veut lui faire payer d’autres positions qu’il prend en sa qualité de chef d’Etat, chef d’un Etat souverain. Nous ne nous laisserons pas faire et ceux qui font cela dans les médias publics français, pour autant qu’ils veulent collaborer avec ce pays, risquent d’avoir à le regretter ». De l’avis de plus d’un analyste, entre la Rdc et ses prédateurs, la bataille s’avère désormais ouverte.
« Plus jamais ça »
Si l’on n’y prend garde, une fois de plus, le Président Joseph Kabila Kabange et le peuple Congolais risqueraient d’être de nouvelles victimes de leur esprit d’indépendance. Et pourtant, ils ont déjà tiré les leçons du passé avec les impérialistes occidentaux. Ceux dont le comportement n’est dicté que par leur instinct de survie et leur désir de restauration du néocolonialisme en Afrique. Ce vice que les nationalistes Patrice Emery Lumumba, M’zée Laurent Désiré Kabila et tant d’autres martyrs de l’indépendance ont combattu au prix de leur sang. Heureusement qu’en adhérant inconditionnellement à la philosophie de l’indépendance, du sursaut d’orgueil patriotique et du développement à travers la production intérieure, les Congolais ont lancé un message clair : « Plus jamais ça ».
Malgré tout, ce baobab qu’est Joseph Kabila, n’a pas encore tari de potions magiques pour ramener la Rdc sur son orbite de géant au cœur de l’Afrique. Pari fou mais gagné avec la remise du pays de Lumumba sur la voie de la démocratie avec les élections financées sur fonds propres et celui du succès diplomatique à travers l’organisation du XIVème Somment de la Francophonie, sans oublier la croissance et la maîtrise du cadre macroéconomique ainsi que le train des réformes engagées avec le gouvernement Matata, le Congo n’a fait que renforcer la colère et la jalousie de ses ennemis. Ceux qui ne jurent que par la déstabilisation de la Rdc, en commençant par son Chef de l’Etat. « En pour cause ? », s’interrogent les observateurs de tous bords ? La réponse est simple.
Joseph Kabila : dirigeant hostile à la cause du néocolonialiste
« La réponse est simple !» C’est ce que diraient tous les analystes de la scène politique internationale. Celle-ci transparait clairement dans un document officiel (N° 808) de l’Union européenne (Ue), à l’époque de la Communauté économique européenne (Cee) qui stipule : « L’Afrique - la Rdc - dispose des matières premières qui conditionnent notre survie et notre sécurité. En contrôlant les leaderships africains, nous sommes sûrs que le danger ne planera pas sur nos industries et que les dirigeants hostiles à notre cause n’auront pas la chance de demeurer longtemps dans l’espace ».
Voilà, en réalité, la motivation stratégique qui est à la base des comportements affichés par certains acteurs sur la scène internationale. Et, puisque la Rdc est un eldorado, Joseph Kabila ne serait-il pas l’un, sinon le seul, de ces dirigeants hostiles à la cause du néocolonialiste ? Le cours des événements en dira plus.
Jean-Luc MUSHI-MPAKU