Le Président de la République Démocratique du Congo serait impliqué dans le projet de déstabilisation et de balkanisation de son propre pays. Joseph Kabila Kabange travaillerait en connivence avec le Rwanda et l’Ouganda voisins dans la création et l’encadrement des marionnettes du M-23/CNDP en vue d’atteindre cet objectif. Et, enfin, le garant de l’intégrité et de la souveraineté nationale ainsi que du bon fonctionnement des institutions en Rdc serait un pion placé à la tête du pays pour accomplir, pour le compte de ses commanditaires, des sales besognes en défaveur de son pays. Autant de thèses sont émises dans l’opinion négative et soutenue par une certaine frange de l’opposition politique congolaise. Celle-ci a porté la forfaiture trop loin, allant jusqu’à demander la mise en accusation du Chef de l’Etat pour « haute trahison » .
La situation est tellement grave qu’elle ne pouvait laisser indifférent plus d’un analyste. En tentant d’admettre en bloc, ne fut-ce que pour nourrir la réflexion objective, toutes les thèses ci-haut évoquées, il ressort que le cours des événements suscite un sérieux questionnement. Si le Chef de l’Etat était réellement impliqué dans le projet de déstabilisation et de balkanisation de son propre pays, pourquoi les ennemis se donnerait-ils autant de peines à chercher à corrompre le plus possible des politiciens et officiers militaires congolais, membres de certains anciens mouvements rebelles, pour arriver à diviser la classe politique et désaxer le commandement militaire ?
Si Joseph Kabila Kabange était vraiment entrain de travailler de connivence avec le Rwanda et l’Ouganda, voisins, dans la création et l’encadrement des marionnettes du M-23/CNDP en vue d’atteindre cet objectif, pour quelle raison ces pays trouveraient utile de recruter un naïf et incompétent des politiciens comme Roger Lumbala avec qui ils se donneraient autant de peines à réaliser leur mission ?
Et, enfin, si le Président de la Rdc était, en réalité, un pion placé à la tête du pays pour accomplir, pour le compte de ses commanditaires, des sales besognes en défaveur de son pays, pourquoi ses « maîtres » ne le laisseraient-ils pas les servir tranquillement ? Au lieu de chercher, jours et nuits, à porter atteinte à son intégrité physique en l’assassinant, à le dénigrer, à le diaboliser, à l’évincer du pouvoir, bref, à mettre tous les mécanismes en œuvre pour l’empêcher à accomplir sa mission régalienne ; celle que le peuple congolais lui a confiée à travers les urnes. Qu’à cela ne tienne, car personne ou rien ne pourra porter atteinte à la personne du Raïs et, avec elle, l’intégrité et la souveraineté de la Rdc. C’est pourquoi, les masques ont commencé à tomber et elles tomberont jusqu’au bout.
Silence enfin brisé
Le silence est enfin brisé autour de l’affaire Roger Lumbala. Cet ancien chef rebelle converti en opposant politique, proche d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, s’est rendu coupable de tentative d’atteinte à la sureté de l’Etat, de déstabilisation du pays et de renversement des institutions démocratiquement élues. Ce récidiviste comploteur contre l’Etat voulait prendre le pouvoir avec l’appui avéré et indéniable de Kigali et les pantins rebelles du M. 23. Dans un communiqué officiel lu devant la presse ce jeudi 20 septembre, le ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, M. Richard Muyej, révèle que le concerné est bel et bien impliqué dans un complot de prise de pouvoir par les armes en connivence avec les autorités rwandaises.
Arrêté à Bujumbura avec de sérieux soupçons de complicité avec l’ennemi, l’éternel traître, député national de son état, n’a cessé de nier ce qui est déballé aujourd’hui. Et pourtant, il y a « des indices sérieux allant dans le sens des préparatifs d’un coup de force, au terme duquel il projetait d’assumer les plus hautes charges de l’Etat ». Comme l’a affirmé le Ministre de l’intérieur dans le texte intégral du dit communiqué officiel du gouvernement congolais.
Routings des voyages, billets d'avion utilisés ou pas, visas expirés ou en cours de validés, appareils de communication, ouvrages sur la guerre, dénégations fantaisistes sur son séjour à Kigali, etc., tout, dans le comportement de Roger Lumbala, ces cinq derniers mois, indique que ce député national était au cœur d'un vaste complot contre la Rdc sous l'instigation du Rwanda. Au regard de toutes ces preuves irréfutables, il n'y a plus rien à dire. Roger Lumbala était bel et bien au centre d'un vaste complot visant la déstabilisation totale de la République démocratique du Congo. Et le Rwanda était bel et bien au cœur de ce complot, si seulement ce n'est pas Kigali qui l'a ourdi. Pourquoi alors s’en prendre au Raïs congolais ? La question mérite d’être posée.
Joseph Kabila Kabange : « mythe » ou « réalité » ?
Le Président de la Rdc est, durant ce dernier temps, en train de passer pour une véritable énigme aux yeux des observateurs dans l’espace public national et international. En tant que Chef de l’Etat démocratiquement élu, la personne de Joseph Kabila est devenue sujette principale des conversations et des accusations diverses. De ses homologues du monde entier à sa population, en passant par les analystes politiques et les spécialistes en géopolitique, personne ne peut rassurer quant à la compréhension de la personne du Raïs. Les spécialistes en étude de psychologie comportementale et de mentalité mobilisés dans les laboratoires du monde, à cette fin, sont en voie d’abandonner la démarche. Et pour cause, le fils de Laurent Désiré Kabila est incompréhensible par les méthodes d’analyse sophistiquées.
Seuls les congolais connaissent mieux leur Président que quiconque et lui les connait. Ils sont les seuls à même de le comprendre et de le faire comprendre. Celui que son peuple a porté à la tête de la Nation sans attendre l’avis de qui que ce soit et d’où qu’il vienne, semble avoir une portion magique qui sert de cordon ombilical entre lui et ses compatriotes. N’en déplaise à ses détracteurs.
De l’avis de plusieurs congolais, Joseph Kabila est un homme mystique. Libre à ceux qui ne le connaissent pas. Mais pour son peuple, sa magie se résume en trois choses. Il est épris du sens du respect de la parole donnée et de l’intérêt supérieur de la Nation congolaise. Il donnerait tout, jusqu’au sacrifice suprême, pour assurer le rapprochement avec son peuple la reconstruction du pays. L’amélioration des conditions de vie sociale de ses sociétaires restent, pour lui, le point-même du déclenchement de la Révolution de la modernité.
Au regard de l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain, l’intérêt suprême de la nation fait du Président de la République un véritable « Mythe ». Lors qu’il prenait le pouvoir le 26 janvier 2001, dans les conditions insoupçonnées, Kabila avait promis de réunifier le pays et de ramener la paix sur toute l’étendue de la Rdc. Jour après jour, Joseph Kabila Kabange arrive à jauger son action à travers le degré de confiance que le peuple continue à placer en lui. Peut-on l’accuser d’avoir trahi son serment ? Loin s’en faut. A moins que celui qui ose se prêter à l’exercice n’ait pas connaissance de la mission régalienne d’un Président de la République et Chef de l’Etat. Joseph Kabila Kabange est peut-être un « Mythe » ou une « Réalité ». Seulement, il est unique en son genre et son peuple, avec lui.
Jean-Luc MUSHI-MPAKU