Une fois de plus, le Président Joseph Kabila Kabange et le peuple Congolais risquent d’être de nouvelles victimes de leur esprit d’indépendance. Et pourtant, ils ont déjà tiré les leçons du passé avec les impérialistes occidentaux. Ceux dont le comportement n’est dicté que par leur instinct de survie et leur désire de restauration du néocolonialisme en Afrique. Ce vice que les nationalistes Patrice Emery Lumumba, M’zee Laurent Désiré Kabila et tant d’autres martyres de l’indépendance ont combattu au prix de leur sang. Heureusement qu’en allant massivement aux urnes, les congolais ont lancé un message claire : « Plus jamais ça ».
Message bien perçu par celui à qui les congolais viennent de renouveler leur confiance. « Le 28 novembre dernier, vous avez été appelés à choisir entre, d'une part, des promesses chimériques sur fond de discours incendiaires et, d'autre part, la perspective de la consolidation de la paix et de la stabilité, la poursuite de la reconstruction du pays et la crédibilité du projet de sa modernisation. En Me renouvelant votre confiance, vous avez donc opté pour la continuité de l'œuvre grandiose commencée à mon initiative et réalisée de concert avec vous. », a indiqué Joseph Kabila dans son discours d’investiture tenu hier à la Cité de l’Union africaine (Ua) de Kinshasa.
Ce, après avoir relevé ce qu’il a qualifié de « bel exemple d'avancée démocratique et de reconquête d'une souveraineté à un moment perdue! ». Le cinquième Président de la Rdc a indiqué que c’est pour la deuxième fois, en cinq ans, que le peuple congolais s'est rendu aux urnes à terme échu, et dans un climat globalement apaisé. Il a aussi relevé que : « Pour la première fois de notre histoire, un mandat présidentiel s'est terminé sans crise institutionnelle et les élections ont été, à quatre-vingt quinze pourcent financées sur fonds propres de la République ». Autant d’avancées qui font preuve de la capacité d’organisation de ce pays aux dimensions continentales et de celle du déterminisme à l’auto-prise en charge de ses sociétaires. Ce qui ne cesse de lui attirer le courroux de ceux qui ne veulent pas voir le Congo et l’Afrique indépendants.
Leadership africain
Les Etats unis d’Amérique (Usa) et l’Union européennes (Ue), puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ont œuvré pour le contrôle et l’imposition du leadership dans les pays Africains. Question de toujours les maintenir à l’état de nains politiques et profiter de leurs ressources naturelles. Cette attitude transparait clairement dans un document officiel (N° 808) de l’Ue, à l’époque de la Communauté économique européenne (Cee) : « L’Afrique dispose des matières premières qui conditionnent notre survie et notre sécurité. En contrôlant les leaderships africains, nous sommes sûres que le danger ne planera pas sur nos industries et que les dirigeants hostiles à notre cause n’auront pas la chance de demeurer longtemps dans l’espace ». Voilà la motivation stratégique à la base des prises de positions des différents acteurs des relations internationales, dont les Usa et l’Ue, sur la problématique de l’élection du président Joseph Kabila.
Depuis le début de ce processus, les mêmes n’ont rien fait d’autre que de jardiner des rapports, d’organiser des conférences et publier des articles funestes. L’objectif étant de décrédibiliser l’institution congolaise chargée de mener le processus électorale ainsi que la fiabilité des résultats qui découleraient du travail de celle-ci. Heureusement, la machine de la réussite et le niveau d’acquisition de la conscience civique ne sont plus à démontrer. D’où l’irritation des américains. Ils ne veulent pas désarmer.
Par la bouche d’Hillary Rodham Clinton Secrétaire d’Etat américain, le pays de l’oncle Sam s’est dit profondément déçus par la Rdc de la décision de la Cour suprême de confirmer les résultats provisoires de la commission électorale, sans évaluer pleinement les nombreux rapports faisant état d’irrégularités. Comme si les congolais avaient besoin de l’aval des Usa pour voir Joseph Kabila prendre ses fonctions en tant que cinquième président de la Rdc. Surtout que les européens ont pris une position contraire. Le haut représentant de l'Ue pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton a, pour sa part, pris tout simplement acte de sa prestation de serment.
Contradiction
De l’avis de certains analystes, américains et européens se sont en quelque sorte contredits. Mais il n’en reste pas moins que seul, les congolais soient à même de prendre la mesure des déclarations des uns et des autres. Le plus important ce qu’ils ont déjà fait leur choix. Les sociétaires de Joseph Kabila Kabange ont jeté leur dévolu sur ce dernier. N’en déplaises aux faux faiseurs des rois. Ceux qui avaient promis la magistrature suprême de la Rdc au principal opposant du Raïs. Ils avaient tout simplement fait des mauvais calcules. Ils doivent se raviser, prendre un peu de recul et accepter la réalité. Celle qui veut que tout le monde puisse admettre que les congolais avaient fait un choix et le respecter. Même s’ils pourront être victime de leur adhésion esprit d’indépendance insufflé par Joseph Kabila Kabange. Aussi, ne draient-ils pas perdre de vue une chose : Les prophètes de malheur sur la nouvelle mandature en République démocratique du Congo et la « Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo (Cidc) », puisque c’est d’elle qu’il s’agit, sont très loin de désarmer.
Jean-Luc MUSHI-MPAKU
Mise à jour le Mercredi, 21 Décembre 2011 18:24
/http%3A%2F%2Fwww.congovirtuel.net%2Ftemplates%2Fja_purity%2Fimages%2FemailButton.png)
/http%3A%2F%2Fwww.congovirtuel.net%2Ftemplates%2Fja_purity%2Fimages%2FprintButton.png)
/http%3A%2F%2Fwww.congovirtuel.net%2Ftemplates%2Fja_purity%2Fimages%2Fpdf_button.png)