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Quatorze ans après la révolution du 17 mai 1997, PAS DE SIMILITUDE AVEC LA DICTATURE MOBUTIENNE

Quatorze ans après la révolution du 17 mai 1997, PAS DE SIMILITUDE AVEC LA DICTATURE MOBUTIENNE

 

PAS DE SIMILITUDE AVEC LA DICTATURE MOBUTIENNE

 

Le  17 mai de chaque année le peuple congolais se souvient de la libération de l’ex-Zaïre du joug du régime dictatorial du Maréchal Mobutu. Une action qui était menée avec succès par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (Afdl). Un mouvement politico-militaire dirigé par Laurent Désiré Kabila, un ancien maquisard acquis à la cause nationaliste prônée par le père de l’indépendance de son pays, Patrice Emery Lumumba.

 

Mais le Conseil supérieur de la défense a donné une nouvelle symbolique à cette journée. Dorénavant, à partir de ce quatorzième anniversaire, le 17 mai est désormais consacrée aux Forces armées et à la Police nationale de la République démocratique du Congo. Objectif, immortaliser la date afin qu’elle soit célébrée à travers les temps et les âges. C’est pour cette raison que les hommes en uniformes étaient à l’honneur ce jour. Près de 2 000 militaires et 500 policiers, sélectionnés à travers toute l’étendue de la République, ont été conviés à un repas de corps autour du Commandant suprême des armées, Joseph Kabila Kabange.

 

Les boutefeux

 

Il y en a toujours. Pour eux, le pays vient de passer encore 14 ans de dictature réinstallée et plus enracinée qu’à l’époque de la deuxième République. Ils redoutent l’usure de cette libération du peuple et du processus démocratique acquis avec le départ du dictateur. Parce que le ver continue de ronger le fruit notamment avec la présence de certains d’entre les caciques du régime Mobutu au sein des institutions politiques de la République. Ils soutiennent en plus que ces ex-mobutistes seraient porteurs des germes de la dictature et du pillage des biens publics et ne pourront pas manquer d’entrainer le nouveau régime dans l’abîme.

 

Pourtant il faut l’avouer ou mieux le reconnaitre, la majorité de l’expertise congolaise a été acquise pendant cette période du règne de Mobutu. Ce, en déboursant plusieurs frais de la République en vue de la formation de ces cadres. La vision étant de pérenniser la main d’œuvre de la nation. Ce n’est pas parce que la plupart d’entre eux ont travaillé avec Mobutu qu’ils sont tous devenus dictateurs. Et le pire serait de les écarter quand bien même ils posséderaient l’expérience. Si l’on s’en tient à cette thèse d’écarter tous les Mobutistes parce qu’ayant été ses collaborateurs, l’on doit être alors conséquent avec soi-même. C’est-à-dire, écarter même Etienne Tshisekedi sur qui tous les espoirs des opposants sont fondés.

 

Plusieurs cas dans le monde démontrent que l’expertise mise à la disposition de son pays n’a pas de couleur ni de camp. Le dernier en date c’est celui de Barack Obama. Tout démocrate qu’il est, il n’a pas lésiné de reconduire Robert Gates au département de la défense, alors que ce dernier était républicain. Il l’a fait dans l’intérêt de la nation. Mais pourquoi pas Joseph Kabila, d’autant plus que ces derniers pourraient lui apporter main experte.

 

Et la dictature…

 

Il n’en est pas question. Pas de ressemblance ni de similitude entre la deuxième et la troisième République. Hier, c’était l’époque de la candidature unique avec les fameux bulletins vert et/ou rouge. L’époque du monopartisme sadique avec l’incontournable Mouvement populaire de la révolution (MPR). Mais aujourd’hui, c’est tout un tournant décisif. De Laurent Désiré Kabila à Joseph Kabila, le peuple congolais a recouvré son droit le plus légitime, le plus inaliénable : se choisir ses dirigeants par son propre consentement à travers l’élection libre, démocratique et transparente. Qui plus est, il a à opérer le choix entre plusieurs candidats présidentiables. Hier, c’était une gageure.

 

C’est pour cela que le peuple congolais devrait se réjouir du fait qu’il y a une dynamique du changement qui, de plus en plus, est en train de prendre corps et racines en RDC. La célébration du 17 mai ne devrait pas être sujette de débat, au regard des taches qui attendent encore chacun, en ce qui le concerne, pour arriver à consolider les acquis de cette révolution dont on fera désormais mention à travers les âges. Joseph Kabila qui préside aux destinées de la nation en est le fruit et la manifestation de la réussite de la révolution du 17 mai 1997. Tant il continuera de promouvoir les valeurs démocratiques telles que la pacification et la sécurisation de toute l’étendue du territoire national, la tenue des élections plurielles, libres, démocratiques et transparentes. Le peuple congolais en est à la deuxième expérience. Elle ne est fort aise !

 

Jean-Luc MUSHI-MPAKU et Rigobert MUKENDI

M'zée Laurent Desiré Kabila

M'zée Laurent Desiré Kabila

Quatorze ans après la révolution du 17 mai 1997,

 

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