Les Forces démocratiques alliées et l’Armée nationale de libération de l'Ouganda (ADF-Nalu) ont sévi dans le Nord-est de la République Démocratique du Congo depuis près de deux décennies. Grâce à l’élan patriotique du peuple congolais, à la réforme des services de sécurité et la montée en puissance des FARDC, l’heure était venue de s’occuper sérieusement de ce groupe rebelle islamiste ougandais.
C’est ainsi que l’armée congolaise a lancé à la mi-janvier une offensive foudroyante contre cette force négative auteur qui s’est caractérisée par des actes de tuerie, pillage, viols, rafles et enlèvements. Les actions militaires menées dans cette région sont allées de succès en succès. Les FARDC ont aligné des victoires, l’une après l’autre, selon leur ordre d’importance, en délogeant les ADF-Nalu des localités qu’elles occupaient.
« Nous avons pris le quartier général d’abord, nous avons pris la plupart de localités qu’ils avaient et ils s’étaient retirés dans une forteresse à Sasi-Tasa. Ils l’ont organisée comme point de dernière résistance. Et c’est ce point que nous venons de prendre », a déclaréle Ministre de la Défense, Alexandre Luba Ntambo, qui a annoncé, au nom des autorités congolaises, la prise du dernier bastion du groupe rebelle islamiste ougandais par les FARDC. Kinshasa se dit confiant sur la fin imminente de l’offensive, même si des opérations de ratissage sont toujours en cours.
La reprise de cette forteresse veut dire, pour le Ministre de la Défense nationale, que les ADF-Nalu n’ont plus un seul territoire qu’ils contrôlent et qu’ils organisent. Alexandre Luba Ntambo en veut pour preuve les pertes importantes que cette force négative a essuyées.
« Lorsque vous voyez d’abord l’importance des pertes humaines dans les rangs de l’ennemi, lorsque vous regardez l’importance des pertes matérielles dans les rangs de l’ennemi, lorsque vous prenez en considération le fait que précédemment nous avons détruit de petites fabriques des bombes artisanales de ce groupe armé, qui était le seul groupe armé à avoir ce genre d’organisation dans la région, nous pensons que les combats qu’ils mènent sont des combats d’avant-garde qui ne vont pas durer», a-t-il argué.
Ce qui, à ses yeux, constitue un grand pas vers la pacification de l’est de la République et une grande part de ses engagements que son Gouvernement a remplis en espérant que d’autres partenaires internationaux, à leur tour, remplissent les leurs.
Conscient des dégâts causés par le groupe rebelle islamiste ougandais dans le Nord-est du pays et, plus particulièrement, dans le territoire de Beni, les autorités préfèrent rester réservées quant au bilan des opérations et au sort de plus d’une centaine d’otages qui étaient en captivité. Le Ministre de la Défense a promis de le rendre public une fois que les opérations de ratissage seront achevées et que les services compétents les rendront disponibles.