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AGITATION DANS LA LUTTE DE VITAL KAMERHE : LA PEUR D’ÊTRE VAINCU

AGITATION DANS LA LUTTE DE VITAL KAMERHE

 LA PEUR D’ÊTRE VAINCU

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Catégorie : Politique
Écrit par Jean-Luc MUSHI-MPAKU ; publié mardi , le 11 mars 2014

VK 5Le processus politique poursuit son bonhomme de chemin en République Démocratique du Congo. Le Gouvernement s’attelle à en finir définitivement avec des poches résiduelles des milices diverses qui écument encore l’est du pays. Curieusement, c’est pendant ce temps que les politiques véreux choisissent de se livrer à leurs shows médiatiques qui n’ont rien d’intéressant que d’exploiter la naïveté de certains Congolais se taper une visibilité.


De l’avis de plus d’un observateur, cela ne serait pas moins la preuve de la peur d’être vaincu aux échéances électorales à venir. Vital Kamerhe Lwakanyinginyi Kingi, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a opté pour une politique d’acharnement consistant à profiter de toutes les situations heureuses ou malheureuses survenues au pays pour se mettre en vedette. Président national de l’Union pour la Nation Congolais (Unc) passe son temps à poser des actes de provocation à défaut d’enfoncer des portes déjà ouvertes.

On l’a vu avec la sur-médiatisation de son déguerpissement d’une maison de fonction qu’il continuait à occuper pendant des années, alors qu’il ne siégeait plus au Gouvernement en tant que Ministre. Ajouter à cela, les scénarios des voyages ratés à plusieurs reprises, alors que l’homme n’était souvent pas en ordre avec des formalités administratives. Sans compter avec du désordre qu’il est allé délibérément semé à Bukavu (Sud-Kivu), alors que les autorités locales lui demandaient tout simplement de délocaliser son rassemblement politique. Comme si cela ne suffisait pas, l’homme ne veut plus entendre un son de cloche sans qu’il ne se réveille vite pour répondre.

Prolongation du mandat de Kabila

En effet, le porte-parole du Gouvernement, ministre des médias, des Relations avec le Parlement et de l’initiation à la nouvelle citoyenneté était l’invité du programme « Internationales » du dimanche 9 mars. Le Ministre Lambert Mende Omalanga y était intervenu dans cette coproduction de TV5 Monde et RFI, pour commenter l’actualité relative à la Francophonie, alors que Kinshasa venait d'accueillir un millier de femmes venues du monde entier au Forum Mondial des Femmes Francophones, sous l’égide de l’OIF.

Il a également commenté la situation de la République Centrafricaine, voisine de son pays, ainsi que des questions ayant trait aux Droits de l'homme à Kinshasa, à la gouvernance du pays et aux projets du Président Joseph Kabila pour les futures élections présidentielles.

À propos de cette dernière interrogation, Lambert Mende a été on ne peu plus claire : « Le président Kabila respectera strictement ce qui est écrit dans la Constitution : pas plus de deux mandats consécutifs ». Il a ajouté que le Président de la République l’a déjà dit, il n’est pas obligé de prendre la parole et le dire pour faire plaisir à certains opposants.

Apparemment, cela n’a pas suffit à celui qui semble se faire passer pour « la langue brulée » de l’espace politique congolais. Vital Kamerhe a estimé que ces propos n’étaient pas suffisants pour les rassurer, lui et ses partisans qui devraient, selon lui, se tenir en éveil. Il ne pouvait croire qu’aux propos du Chef de l’Etat, en personne.

Visiblement, à force de s’acharner sur des personnes, on risque assez souvent de tremper dans la perte de la raison. Dans sa casquette de Ministre honoraire de la Communication et des Médias, Kamerhe ne parvient pas à cerner la notion de l’Etat à travers son Gouvernement. Il continue à vouloir faire croire que les propos d’un porte-parole du Gouvernement, dans un pays comme la RDC qui évolue sous un régime semi-présidentiel n’engagent pas le Chef de l’Etat.

Qui pire est, l’ancien speaker de l’Assemblée nationale tend à faire croire à la face du monde que le simple fait, pour Joseph Kabila, de prendre la parole et de dire qu’il ne devra pas se représenter à l’échéance électorale de 2016 est plus fort que les prescrits de la Constitution. On se souvient, à ce propos que, dans son dernier discours sur l’état de la Nation et en réaction aux recommandations des Concertations Nationales, Kabila avait dit clairement qu’il comptait respecter l’esprit et la lettre de la Constitution.

Sinon, comment on comprendrait que quelqu’un qui, à sa prise des fonctions, a juré de respecter la Constitution et les lois de la République, soit obligé, pour rassurer ses compatriotes, de faire une simple déclaration devant les médias. C’est là que tout semble donner l’impression d’être un acharnement contre l’homme. Ou Kamerhe pense que Joseph Kabila, avec ses propos, est au dessus de la loi, ou il n’y comprend rien du tout, ou encore, l’homme serait entrain de présenter à la face du monde la configuration de la gestion du pouvoir et le comportement des acteurs étatique, selon lui.

Le Mikhaïl Gorbatchev de la RDC

Leçon, Kamerhe semble représenter un danger pour le pays. Ce qui n’empêche pas à certains analystes de se ddmander s’il ne serait pas leMikhaïl Gorbatchev de la RDC. Un homme qui, à l’exemple du président de l’Union Soviétique qui avait conduit à l’effondrement de vaste empire occidental, serait entrain d’être préparé pour que, une fois au pouvoir, il vienne parachever le plan de balkanisation de la RDC tant décriée. C’est la seule raison qui, visiblement, expliquerait le comportement d’un opposant pour qui la lutte s’est, depuis un temps, résumée au populisme, à l’acharnement, aux attaques personnelles, etc. sans aucune logique pour le bien de la nation et du peuple Congolais.

On en veut pour preuve le fait que, non seulement Kamerhe s’attaque au Chef de l’Etat, mais aussi et, surtout, à tout le processus électoral au pays. Pour lui et ses compagnons, notamment ceux de la plate forme « Sauvons le Congo », qui veulent à tout prix la tête du Président de la CENI, ce dernier serait une caisse de résonance de la Majorité au pouvoir. Curieusement, les mêmes qui travaille à la chute du bureau de la CENI n’ont jamais demandé à leurs représentants au sein de ce bureau de démissionner ou d’élever les voix de l’intérieur pour contester que ça soit la feuille de route, que ça soit d’autre démanches amorcées par le bureau.

 

Le peuple Congolais est plus que conscient de tels comportements. Ils sont suicidaires pour le peuple. Raison pour laquelle, ils n’osent ne pas suivre les fausses voies sur lesquelles s’engagent des leaders de la honte et des plans maléfiques contre le Congo. Ils feront certes la guerre, mais ils ne vaincront pas.

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