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Sans assise politique sûr, MBUSA NYAMWISI PLAIDE POUR LE REPORT DES ELECTIONS

 

Sans assise politique sûr

MBUSA NYAMWISI PLAIDE POUR LE REPORT DES ELECTIONS

 

Mbusa Nyamwisi

Mbusa Nyamwisi


Plus que 72 jours séparent les congolais de fin de la course électorale dont le coup de sifflet a été donné le 28 octobre dernier. Alors que les candidats sérieux à l’élection présidentielle du 28 novembre prochain se taillent en mille morceaux pour négocier une sortie grandissante de la campagne électorale, le « vrai-faux » candidat de Mbusa Nyamwisi continue à se donner bonne conscience. Il veut tout simplement jouer à la chance et à la foi comme si n’en étaient les seuls facteurs déterminant pour un processus dont les enjeux sont aussi perceptibles qu’il en est le cas.

Et perte de vitesse, le vendeur des votes des nandes, l’ethnie dont il est ressortissant et une des notabilités, plaide pour l’idée du report des scrutins présidentiels et législatifs combinés. Question pour lui de se donner encore un peu de temps pour trouver qui des 2 candidats de l’opposition en vue pourra acheter son électorat. Les observateurs avertis ne se gêneraient d’affirmer que l’opportuniste fait des mauvais calculs car les contextes ne sont plus les mêmes qu’en 2006. Moment auquel il avait bénéficié de la préoccupation du Président Joseph Kabila pour la paix et l’unité nationale ainsi que de sa qualité d’homme de parole pour se taper des ministères les plus importants sans en avoir les compétences.

Comme tous ceux des candidats de l’opposition inscrit dans le schéma de la contestation des résultats des urnes et de la violence postélectorale, cet ancien chef rebelle brandit des irrégularités dont la source n’existerait que dans son imaginaire. Avant d’y associer un supposé retard qu’aurait pris la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) dans le déploiement des matériels pour justifier son appel au report des élections. Antipas Mbusa Nyamwisi a donné toutes ses affabulations au cours d’un meeting, aux allures d’un sketch, qu’il a tenu à son arrivée à Butembo au Nord-Kivu dans la soirée du mercredi 23 novembre dernier. C’était également l’entrée en campagne d’un candidat pour jouer et négocier sans croire à son engagement politique.

N’ayant de discours à présenter à la population, il ne se limite qu’à tirer à boulet rouge sur le camp qui l’a fait vivre politiquement pendant environ  8 ans passés à côté de Joseph Kabila. Sur ses lèvres deux mots reviennent : c’est la candidature unique de l’opposition et l’alternance. Aux électeurs de se poser la question de savoir où serait passé son programme de gouvernance ? Celui sur base duquel tous les candidats sont sensés battre campagne. A vrai dire, cet ancien de l’Alliance de la Majorité présidentielle, transformée en opposant à la dernière minute, est de ceux qui souhaitent de leur vœu le report des élections.

Sans base nationale qui puisse faire de lui Président de la République par la voix des urnes, Mbusa Nyamwisi  veut jouer au médiateur au sein de l’opposition en vue d’une candidature commune, pensant qu’il aurait, de ce fait, sa part dans le partage du gâteau. Ce qu’à quoi il est habitué, sans se préoccuper de la confiance du peuple. Heureusement que ses pairs de l’opposition ne l’entendent pas de cette oreille. Ainsi Antipas voit ses chances s’envoler. C’est ainsi qu’il se range du côté de ceux qui appellent de leur vœu le report des élections. Le temps pour lui de continuer à jouer au sapeur plombier pour espérer continuer à avoir une place dans l’arène politique congolaise.

Trop tard pour en arriver là. Malheureusement pour lui, le train des élections est en marche et ne peut plus s’arrêter de suite de l’impréparation de certains. Par la bouche de son président, la Ceni continue à rassurer les un et les autres de la tenue des élections à la date prévue. « Les élections auront bel et bien lieu le 28 novembre 2011, à moins qu’il y ait catastrophe naturel », soulignait le Pasteur Daniel Ngoy Mulunda sur les ondes de la Rfi, il ya 48 heures. Avant de marteler qu’il y allait de la crédibilité de son institution et de l’honneur de la Rdc. Pendant ce temps, les politiciens en perte de vitesse et sans position, continuent à crier alors que la caravane passe. Il ne leur reste qu’à tirer très attention sinon, il risque d’assister à la situation où le rouleau compresseur mis en place par de poids lourd, Raïs 100 % sûr… va les écraser.

Jean-Luc MUSHI-MPAKU
                      &
Notre correspondant de l’Est

Mise à jour le Vendredi, 25 Novembre 2011 12:55

 

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