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Tergiversation à Kampala: LA COALITION M23/RFD PRÉPARE LE TERRAIN À LA PROCHAINE AGRESSION RWANDAISE CONTRE LA RDC

Tergiversation à Kampala
LA COALITION M23/RFD PRÉPARE LE TERRAIN À LA PROCHAINE AGRESSION RWANDAISE CONTRE LA RDC

 

Catégorie : Politique

Écrit par Jean-Luc MUSHI-MPAKU . publié vendredi , le 13 septembre 2013

http://static.ak.fbcdn.net/rsrc.php/v2/y4/r/-PAXP-deijE.gifhttp://static.ak.fbcdn.net/rsrc.php/v2/y4/r/-PAXP-deijE.gifhttp://www.congovirtuel.info/ver3/images/LUMBALA.jpgLes pourparlers entre le Gouvernement de la République Démocratique du Congo et le Mouvement du 23 mars (M23) ont repris le mardi 10 septembre dernier  dans la capitale ougandaise. Interrompus à plusieurs durant un temps relativement long, ces travaux ont repris suite à la recommandation des Chefs d’Etats membres de la Cirgl (Conférence internationale sur la région des Grands-Lacs).  Hier, le Ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, qui assure la médiation, a effectué des consultations séparées afin d’établir un document qui servira de base des négociations.


Il en est ressorti que les exigences des uns et des autres sont à la base d’une sorte de blocage voulu par la pseudo-rébellion pour mettre à exécution son nième plan d’attaque. Avec l’aide de son mentor, Paul Kagame, la force coalisée : M23/Rdf (« Rwandan Defense Forces  ») serait entrain de finaliser les préparatifs pour une autre guerre au Nord-Kivu (Est de la RDC). L’adjuvant majeur à leur stratégie étant la diversion crée par la publicité continuelle qui est faite des soi-disant négociations de Kampala. Sinon, ceux qui se font passer pour des militants de la cause des populations congolaises auraient hésité, un seul instant, de porter les fausses causes de l’invasion du territoire national par le Rwanda.

D’abord, c’était Bertrand Bisimwa, Chef politique de la coalition M23/Rdf, qui avait conditionné le retour à la table des pourparlers de Kampala par l’éradication des Fdlr (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) et le retour des réfugiés congolais vivant au Rwanda. De la meilleure des façons qui soient, ce geste a vite été perçu à sa juste désinvolture. Celle-ci consistait à insulter la mémoire des Congolais dont le sang de martyre ne cesse de crier vengeance. Les médias avisés en ont fait état et l’opinion a été réveillée.

Maquiller  la grosse erreur…
Ban Kagame

C’est avec un grand retard que les subtiles de la Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo (Cidc) se sont rendu compte de la bourde. Vite, les meilleures de leurs officines ont été mises sur le coup pour manipuler l’opinion. « Congo desk », ce bureau stratégique de la présidence de la République rwandaise chargé de renseignement et d’étude sur la Rdc était chargé de recouper les stratégies et d’en proposer la meilleure.

Il ne leur a fallu que quelques 48 heures pour y parvenir. La bonne méthode a consisté en deux choses, à savoir : faire parler un homme dont la voix pourrait trouver échos dans une certaine opinion congolaise et globaliser ou élargir les questions revendiquées à d’autres cas éloignés de la réalité rwandaise.

Toujours dans la précipitation, tributaire de la série de débâcles engrangées par les bras armés de la Cirgl tant sur le terrain dans la stratégie de communication, le dévolu est jeté sur  Roger Lumbala Tshitenga. Fort malheureusement pour la bande à Kagame, ce « Joker », choisi pour ses rapprochements très fins avec le plus grands d’entre les opposants farouches au régime de Kinshasa, n’en était pas un. Ce canular  n’a aucune influence sur l’opinion publique tant nationale qu’internationale.

Ancien député national, déchu, et Vice-président de la coalition Udps-Fac (Union pour la démocratie et progrès social et Forces acquises au changement), Lumbala est plutôt connu des Congolais pour sa traitrise, son inconstance politique ainsi que pour ses bassesses sur le plan moral et social.

Des raisons, parmi tant d’autres, qui auraient amené son mentor, Etienne Tshisekedi, à prononcer des paroles maléfiques à son endroit : « Si jamais je mourais sans avoir exercé comme premier ministre de ce pays, tu ne verras plus jamais la lumière dans toutes tes entreprises politiques jusqu’à la fin de tes jours sur terre ». À l’opinion de s’interroger si ce qui arrive à ce  lieutenant de Ya Tshi-Tshi, ne serait pas le début de l’accomplissent de ces paroles.

C’est en ce néandertalien politiquement desséché, tel un bois mort, que les officines de la Cidc s’hasardent à confier une mission aussi stratégique. Peut-être qu’ont-ils tari de ressources humaines ou se sont-ils trompés de choix tactique ?  L’une et l’autre assertion se valent et cohabitent lorsque l’on se retrouve dans un cas où l’appât du gain facile est plus fort et tributaire de la violence pour la prédation.

Fort de son nouveau costume de Chef de délégation adjoint des coalisés M23/Rdf à Kampala, Roger Lumbala a porté la lourde responsabilité de mêler tout à tout. Objectifs : distraire l’opinion et légitimer les raisons de l’invasion rwandaise sur la terre de ses ancêtres. « Dieu seul sait le sort à réserver à un tel homme », ne cessent de se dire ses compatriotes.

Revendications ou droit de se défendre contre les institutions légitimes ?
M23-RL ok

« Nous voulons absolument que ces refugiés puissent retourner en République Démocratique du Congo. Nous avons aussi des refugiés internes qui ont quitté leurs territoires pour se déplacer dans d’autres territoires. Je vais vous rappeler qu’il y a des refugiés kasaïens qui ont quitté le Katanga et qui sont dans un camp des refugiés à Tshibombo dans la ville de Mbuji-Mayi et que ce problème a toujours été réglé avec légèreté par le Gouvernement de la RDC.

C’est pourquoi nous voulons faire de ce problème comme un problème important, le premier point qui sera discuté pour le retour des refugiés en RDC. Le deuxième point : comment faire pour que les groupes armées étrangers puissent quitter notre pays. Nous avons, les Fdlr, nous avons Adf/Nalu mais pour ce qui nous concerne à l’est de la République, plus précisément du coté de Rutshuru, ce sont les Fdlr. »

Dans son obsession à incriminer le pays qui l’a vu naître, le porte-voix du Rwanda passe du coq à l’âne. Il semble avoir oublié de faire un distinguo entre les concepts « refugié » et « déplacé », dans le domaine humanitaire. Pire encore, il va jusqu’à réclamer, en toute ignorance, que ses compatriotes qui font des navettes régulières et du jour au lendemain entre Mbuji-Mayi dans le Kasaï et Likasi, Kolwezi, Lubumbashi au Katanga, cherchent à retourner dans leurs soi-disant milieux d’origine.

Signe que lui qui prétend plaider pour la cause du peuple congolais ne connait ni celui-ci, ni son mode de vie quotidien. Il ferait mieux de s’informer au près de Ngoyi Kasanji et Katumbi Chapwe, gouverneurs du Kasaï-Oriental et du Katanga, deux provinces dont les peuples se côtoient, se marient, travaillent ensemble et cohabitent pacifiquement.

Alors que la correspondante de la VOA tentait de le faire raisonner, l’homme a estimé que son comportement, farfelu soit-il, s’inscrivait dans la perspective du « droit » qu’il aurait, en tant que Congolais, de se défendre contre les institutions légitimes de son pays. Perspective à laquelle il a tenté de rallier tous les autres groupes armés qui, selon lui, font subir des affres aux femmes, aux jeunes filles, aux vieillards et aux enfants congolais tout simplement parce qu’ils ne reconnaissaient pas l’autorité du Président de la République.

Et pourtant, lui-même Lumbala, dans sa faiblesse d’esprit, oublie que c’est à l’endroit de l’administration Kabila qu’il est entrain de formuler toutes les revendications de ses maîtres rwandais. Peut-être qu’à son avis, il y a mille autres moyens de reconnaitre une autorité que de s’adresser à elle, en tant que telle et cela, dans un cadre bien précis.

Au sujet du soutien dont le M23 bénéficie de la part du Rwanda, Lumbala s’enflamme : « Non ! Pas du tout ! Ça ce sont toujours des déclarations que Monsieur Joseph Kabila fait toujours pour s’attirer la sympathie de la population et de la communauté internationale… ».

Mais il oublie que c’est la même communauté internationale, à qui il reconnait la toute puissance de reconnaître ou pas la légitimité d’un Chef d’Etat et d’établir des rapports sur l’indice humain de développement, qui a été auteur des rapports qui incriminent son cher Rwanda. Le plus important, pour lui, étant  de tenter de brouiller les cartes pour tromper la vigilance des Congolais en vue de débrayer le chemin pour son mentor qui se prépare à venir frapper encore. Ce qui n’arrivera plus jamais car la vigilance est devenue le lot quotidien du Congolais.

Réponse du berger à la bergère…
JKK Mobilisation pf

« La réponse du berger à la bergère », c’est le moins que l’on puisse dire pour qualifier les propos du coordonateur du mécanisme de la mise œuvre de l’accord-cadre d’Addis Abeba, François Mwamba Tshimbi. Pour lui, les points qui sont régulièrement mis en avant par la coalition M23/Rdf tels que le retour des refugiés et la question des Fdlr sont des faux-fouillant.

« C’est des faux problèmes. En ce qui concerne les refugiés, cette question n’est plus opposable au gouvernement congolais puisque ce que le HCR nous a demandé de faire dans ce dossier, nous l’avons fait. Et il n’en est pas, Hélas !, de même par rapport à d’autres pays concernés et nous pensons en particulier au Rwanda. La  question des Fdlr, là aussi c’est un prétexte. Ce qu’il faut retenir sur cette question des Fdlr, c’est que ça fait partie du mandat de la Brigade d’intervention. Donc, ce qui reste c’est simplement qu’ils déposent les armes », a déclaré François Mwamba.

Il a estimé, par ailleurs, que même si le désarmement de la coalition M23/Rdf n’arriverait pas à résoudre, tel un coup de baguette magique, le problème des conflits incommensurables qui sévissent dans l’est de la Rdc, le plus urgent c’est le désarmement du M23/Rdf et la cessation pour ce mouvement de menacer de renverser un gouvernement légitime. C’est lorsqu’on aura fini cela que, d’après lui, il y aura lieu de se tourner vers toutes les autres forces négatives, notamment les mai-mai, le Kata-Katanga, etc.

Tout en reconnaissant la gravité des questions qui sont directement liées aux groupes militaires étrangers qui sont sur le territoire congolais et aux autres pays, il pense qu’il faut bien commencer par quelque chose et c’est par le M23/Rdf. Peut-être que c’est pour cette raison que le coordonnateur du mécanisme de suivi de l’accord-cadre soutient mordicus que le M23 ne bénéficiera pas d’une amnistie totale.

« Sur ces questions, la position de la République Démocratique du Congo n’a pas varié. Il n’y a pas de place pour une amnistie en bloc. Nous avons offert de pouvoir procéder au cas par cas. La plupart des gens qui demandent aujourd’hui, au titre du M23, l’amnistie ont déjà été amnistiés à une, voir à deux reprises, et nous ne pourrions pas commettre des erreurs que nous avions pu commettre par le passé. Pour les civiles, chacun a la possibilité, en respectant les lois et à condition  que le label M23 puisse disparaître, de pouvoir se constituer en parti politique ou en association, peu importe, la République est là et tout le monde a sa place,» a-t-il affirmé.

Et à la question de savoir s’il trouvait logique finalement que les Fardc continuent de combattre la coalition M23/Rdf alors que celle-ci présente plus ou moins un cessez-le-feu, il a répondu en compatriote et homme d’Etat digne de sa carrure : « On ne peut pas parler d’un cessez-le-feu entre une force négative et un Etat. D’ailleurs, a-t-il tenu à préciser,  cette question, sous cette forme là, a été examinée par les Chefs d’Etats de la région ».

Il va, enfin, chuter en rappelant qu’ils avaient décidé  de recommander aux parties d’avoir de la retenue pendant les discussions. « S’agissant de frapper ou de ne pas frapper, la Rdc n’a jamais pris l’initiative de frapper », a-t-il conclu. Et donc, ceux qui oseraient, trouveraient tous les Congolais sur leur chemin.

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