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Un rapport de l’Onu qui accuse les FARDC : DU MÉLI-MÉLO QUI REMET EN CAUSE LE TRAVAIL DES EXPERTS

Un rapport de l’Onu qui accuse les FARDC

DU MÉLI-MÉLO QUI REMET EN CAUSE LE TRAVAIL DES EXPERTS

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Catégorie : Politique
Écrit par Jean-Luc MUSHI-MPAKU ; publié mercredi , le 18 décembre 2013

ONU-Conseil.jpgDans un rapport confidentiel, les Nations unies affirment que les forces armées de la Rdc (Fardc) se sont rendues coupables d'atteintes aux droits de l'homme tandis que les rebelles du M23 (Mouvement du 23 mars) continuent de recruter au Rwanda malgré leur défaite dans l'est du pays, indique une dépêche de l’Agence de presse britannique « Reuters », qui cite les écrits de la commission indépendante d'experts de l'Onu dans leur rapport de 48 pages daté du 12 décembre dernier.


Les ennemis de la République Démocratique du Congo ne veulent toujours pas désarmer, malgré le résultat probant auquel a abouti la méthode du Président Joseph Kabila Kabange pour mettre fin à l’insécurité dans l’est de son pays. Articulée autour de trois volets : « Diplomatique, Politique et Militaire », cette stratégie a permis de rallier les grands décideurs du monde à la cause des Congolais.

Surtout comme le climat de la situation politique à l’interne a été décrispé avec la cohésion retrouvée à l’issue des Concertations nationales. Conjugués ensembles, ces deux impératifs ont galvanisé l’action militaire des Fardc (Forces armées de la Rdc) qui a, avec l’appui de la brigade intégrée des Nations unies, réussi à bouter hors du territoire national les dernières lignes des forces négatives les plus retrouvables de l’est du pays.

Visiblement, ce retour de la paix, la sécurité et la projection du développement sur le territoire congolais n’a pas enchanté ceux qui ont toujours voulu verser du sang. C’est visiblement eux qui auraient réussi  à infiltrer l’équipe d’experts des Nations unies en charge de l’enquête dans la région de Grands Lacs pour les années 2012-2013. C’est ainsi qu’ils ont pu faire consigner dans un rapport confidentiel  de l’institution internationale par excellence que les Forces armées de la Rdc se seraient « rendues coupables d'atteintes aux droits de l'homme ».

Une sorte de méli-mélo…

 À travers  une sorte de méli-mélo, les experts de l'Onu tentent d’associer les Fardc aux forces négatives œuvrant dans l’est du pays. « Au cours de l'année 2012, le groupe a mis en évidence des cas de collaboration au niveau local entre les Fdlr (Forces démocratiques de libération du Rwanda) et les Fardc », souligne le rédacteur de Reuters. Dans ledit rapport, le panel accuse, en outre, « les groupes rebelles et les forces armées Fardc de diverses atteintes aux droits de l'homme ». Au nombre de celles-ci, ont cite les « violations graves du droit humanitaire international, notamment l'enrôlement et l'utilisation d'enfants soldats, des exécutions sommaires, des violences sexuelles et des attaques ciblées contre la population civile ».


Si la qualité des membres de la commission d’enquête de l’Onu peut bien porter à croire au rapport, plus d’un analyste s’interroge sur le contenu de celui-ci. Non seulement qu’il ne reflète pas du tout la réalité mais, surtout, il est de par ses formulations, porteur des germes de confusion : « Si les groupes armés ont commis nombre de ces crimes, le groupe a aussi identifié les Fardc comme parties prenantes de nombreuses violations », y est-il écrit, avant de continuer : « Les forces de sécurité gouvernementales, en particulier les Fardc, demeurent une source importante de violences sexuelles, en particulier contre les mineurs ».

Et pourtant, ceux des observateurs avertis qui n’ont pas que leurs yeux pour voir et leurs oreilles pour entendre tout ce qui s’y soumet  s’en tiendraient à ce sage proverbe latin : « in dubito proero » qui exhorte à l'abstention lorsque l'on ne maîtrise pas un dossier ou lorsqu'on en émet des doutes. Ce que les experts des Nations unies ont soit ignoré soit tu en toute conscience. Il aurait été souhaitable, pour eux, de se référer, lors de leurs enquêtes sur terrain, aux casques bleus et à la Brigade spéciale de la Monusco qui ont la maîtrise du terrain et ont combattu aux cotés des Fardc.

Soldats de la paix aux cotés violeurs du droit de l’homme

Sinon, leur rapport affirme tacitement que les soldats de l’Onu, institution garante par excellence du respect des droits de l’homme, auraient combattu aux cotés des soldats congolais « violeurs de ces principes ». Ou encore, c’est par pure distraction que tous ces membres de la commission se sont laissés berner par quelqu’un qui, animé de mauvaise foi, a réussi à insérer des inepties dans le corps du texte du rapport. Si tel est le cas, il est grand temps qu’ils se ravisent, se concentrent sur le document en le retravaillant pour le décaper de toutes ces forfaitures qui risquent de discréditer leur institution.

De quoi donner raison à ceux qui ne cessent de critiquer les méthodes de travail des certains haut-fonctionnaires des Nations unies qui se contentent de se faire les poches pleines, descendent sur terrain et se limitent à leurs chambres et aux restaurants d’hôtel cinq étoiles alors que les autres font du travail pour eux. Il est encorne temps de penser par exemple à cette commission qui avait publié un rapport assez convaincant et très moins contestable au début de l’année 2012.

On n’est pas prêt à soutenir que les éléments des Fardc sont tous susceptibles d’être canonisés à la trempe des Saints Pierre et Paul. Il est tout de même admissible que si certains d’entre eux s’étaient adonnés à des actes du genre de ceux dont ils sont accusés dans ces drifts de rapport, les casques bleus de la Monusco ou ceux de la Brigade spéciale auraient été les premiers à les dénoncer. On l’a vu avec les déviations de Minova de fin 2012 où plus d’une trentenaire d’officiers continuaient à croupir devant la justice militaire pour des faits commis.

D’ailleurs, la Monusco avait déclaré haut et fort qu’ils refusaient de collaborer avec le bataillon auquel appartenaient ces militaires qui s’était méconduits. Alors, d’où viendrait que, subitement, les soldats de la paix aient accepté de combattre aux cotés des Fardc depuis août 2013 à ce jour, alors qu’une équipe des experts des Nations unies aurait clairement établi que ceux-ci ont été auteurs de quelles que violations que ce soient. « A force de chercher à noyer l’autre, on risque de se retrouver soi-même au fond du puits », enseigne une sagesse africaine. Leçon à tirer par les experts de l’Onu qui ont pris part à l’élaboration du rapport qui est en voie de publication.

Un rapport de l'Onu met en cause les Fardc et le M23

A en croire l’Agence de presse britannique « Reuters », les rebelles du M23 continuent de recruter au Rwanda malgré leur défaite dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) tandis que les forces armées congolaises se sont rendues coupables d'atteintes aux droits de l'homme, est-il écrit dans un rapport confidentiel des Nations unies. « Le groupe (d'experts) a établi que le M23 a reçu un soutien continu en provenance du territoire rwandais », écrit le groupe d'experts de l'Onu dans la version définitive de son rapport, consulté lundi par Reuters, destiné au comité des sanctions du Conseil de sécurité de l'Onu.

« Le groupe a reçu des informations crédibles qui montrent que les dirigeants du M23 sont libres de leurs mouvements en Ouganda et que le M23 a continué de recruter au Rwanda », ajoute-t-il. Cette commission indépendante d'experts accuse en outre les groupes rebelles et les forces armées de RDC (FARDC) de diverses atteintes aux droits de l'homme, dont enrôlement d'enfants soldats, exécutions sommaires et violences sexuelles.

Elle les accuse aussi d'exploitation illégale des ressources minières de l'est de la RDC, où une multitude de groupes rebelles ont pris les armes depuis les années 1990 pour tenter de prendre le contrôle des gisements d'or, de diamants, de cuivre, de cobalt et d'uranium de la région. Ces violences alimentées par des rivalités ethniques et accompagnées par leurs cortèges de maladies et de famines ont fait des millions de morts.

Les experts de l'Onu estiment que 98% de l'or extrait des mines de RDC en 2013 a été passé en contrebande à l'extérieur du pays et vendu dans sa quasi-totalité à partir de l'Ouganda. Ils estiment la valeur de ce trafic entre 383 millions et 409 millions de dollars.

Les experts de l'Onu ont accusé à plusieurs reprises le Rwanda voisin d'appuyer la rébellion du M23, la plus importante de la décennie écoulée en RDC, ce que le gouvernement de Kigali dément vigoureusement.

Les forces armées de RDC, appuyée par une brigade d'intervention de l'Onu, ont accumulé au début de l'automne les succès militaires contre les combattants du M23, essentiellement tutsis, qui ont proclamé le 5 novembre la fin de leur rébellion. Un accord de paix a été signé jeudi. « La forme la plus constante de soutien passait par le recrutement et la fourniture d'armes et de munitions, particulièrement dans les périodes de combats », écrivent les experts de l'Onu dans leur rapport de 48 pages daté du 12 décembre.

« Le M23 a également reçu des renforts de troupes directs de la part de soldats rwandais en août », poursuivent les auteurs. « Durant les combats d'octobre, des chars rwandais ont tiré en RDC pour appuyer le M23. » Le Rwanda est intervenu à plusieurs reprises en RDC pour traquer les miliciens hutus jugés responsables du génocide de 800.000 Tutsis et Hutus modérés en 1994 sur son territoire.

Les experts de l'Onu soulignent que la défaite du M23 a constitué un signal fort pour les autres groupes armés de l'est de la RDC, dont plusieurs ont commencé à se rendre ou ont demandé à être intégrés à l'armée et à la police.

Ils identifient cependant une autre menace, celle des Forces démocratiques alliées (ADF). Ce mouvement islamiste a manifestement entrepris de constituer des réserves de médicaments et d'équipements médicaux en attaquant des installations sanitaires, ce qui, pour les experts de l'Onu, signifie qu'ils se préparent à un assaut de la brigade d'intervention de l'Onu ou qu'ils s'apprêtent à lancer leurs propres offensives.

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