Du bon, du moins bon et franchement du médiocre. De la hauteur et ouvertement de la bassesse confinant au ridicule. Il y avait de tout cela à l'occasion de la plénière d'hier 15 avril 2013 à la Chambre. En fait de clash, il s'est agi pour l'essentiel d'un voyeurisme dont le " mérite " était d'achever de montrer au pays tout entier l'image de nos élus. En empruntant la loi de Gresham suivant laquelle " la mauvaise monnaie chasse la bonne ", il y a fort à parier que " le mauvais député chasse le bon ".
Comment retenir autre chose du pugilat verbal d'hier lorsqu'un élu avoue dans sa lettre de retrait de signature de la motion qu'il avait signé sans avoir lu le contenu ! Un député, et donc, un législateur, qui appose sa signature sur un document dont il ignore le contenu, il y a de quoi désespérer ou presque de l'élite congolaise ou ce qui en tient lieu.
Le comble de cette "confession" où le scandale le dispute au ridicule, c'est que cet élu a couché ce "motif-là " par écrit. Sans doute afin que nul n'en ignore. Surtout, pour que les générations futures apprennent qu'il s'était trouvé un député qui avait signé un document aussi important qu'une motion de censure sans l'avoir lu !
Que dire de ces élus qui, séance tenante, ont subitement trouvé de l'inspiration pour revenir sur leurs signatures ! Sans doute que la chaleur des débats a fait qu'ils reviennent à de bons sentiments. Comme le week-end avait porté conseil à la quarantaine des députés qui ont fait se dégonfler la motion initiée par l'UNC Mayo. Si on doit ajouter à cet exploit d'autres prestations qui faisaient plus penser à du vaudeville qu'à un débat parlementaire, pas sûr que la plénière d'hier ait contribué à grandir l'image du député au sein de l'opinion congolaise.