Opposition Congolaise
L’OPPOSITION POUR LA VIOLENCE, LE POUVOIR ET LA PRÉDATION
Chaque jour qui passe, l’on se rend compte de la mesure des enjeux électoraux en République Démocratique du Congo. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a, après la clôture des opérations de révision du fichier électoral, procédé à la mise en place d’un cadre de concertation le lundi 25 et mardi 26 juillet 2011 à Kinshasa. A l’issue du Forum des partis politiques pour les élections apaisées, les partis politiques, regroupements politiques et candidats aux élections ont adopté le code de bonne conduite qui devrait être signé, le 2 août, moyennant des amendements. Un lot d’avancées qui soient à même de réveiller les uns et les autres. C’est le cas en RDC pour ce moment.
Pouvoir à tout prix !
Les organisations politiques, sociales et interprofessionnelles se sentent de plus en plus concernées. Les acteurs intervenant dans le processus, quant à eux, commencent à affuter leurs armes. L’un après l’autre, les partis politiques organisent des congrès. Question de fixer les modalités de travail, se prononcer sur le candidat présidentiable et choisir ceux qui devront concourir aux élections législatives nationales et provinciales, aux municipales et locales. Loin d’être en retard, les acteurs et leaders circonstanciels de la scène politique congolaise apparaissent ça et là, surtout du coté de l’opposition.
Aux cotés de grands gabarits de l’opposition, tels des satellites autour de la terre, ces prétentieux irréalistes virevoltent et vacillent au gré des intentions et des discours démagogiques. Eux-mêmes inscrits dans la logique du pouvoir à tout prix avec et au service de la « Coalition internationale pour la déstabilisation de la RD-Congo, Cidc ». Cette machine, sans foi ni loi, qui, depuis un certain temps, a été mise en marche par certaines firmes multinationales, des organisations et personnalités internationales en connivence avec les nationaux. Objectif, atteindre la trilogie : « Pouvoir-Violence-Prédation ».
Démagogie et promesses fallacieuses
Les Congolais attentifs se souviennent de ce à quoi ils avaient assisté lors du processus électoral de 2006. Des soi-disant intelligents de la diaspora congolaise n’avaient ramené que démagogie et promesses fallacieuses pour solliciter la confiance et le mandat du peuple. Dans leur espoir de trouver un sauveur, une personne qui devait apporter un changement à son quotidien, ce peuple longtemps meurtri, violenté et paupérisé n’a eu droit qu’au pire mensonge.
Les mêmes qui avaient prétendu avoir amené des centaines de conteneurs des matériels électoraux qui ne sont jamais arrivés jusqu’aujourd’hui ; simplement parce que, selon leurs mystifications, ceux-ci ont été confisqués par les services gouvernementaux de l’époque. Qu’en est-il jusqu’à ce jour si, cinq ans plus tard, personne n’a eu le courage de s’amender et faire un véritable mea culpa, ne fut-ce que pour le respect de ce peuple devant lequel il se présentera encore. N’est-ce pas prendre les Congolais pour des dupes. Non, au grand jamais, il n’en sera pas ainsi. Et surtout pas après cinq années de retour à l’ordre institutionnel établi depuis l’indépendance.
Des raisons suscitant des doutes
Les habitués du terrain national eux, ne sont pas surpris de voir, des politiciens et opposants circonstanciels papillonner, comme des mouches, sur ceux qui prétendent porter la vision de la soi-disant alternance au pouvoir de Kinshasa. Même quand tout le monde peut trouver des raisons valables de douter des capacités des uns et des autres à devoir rouler pour les intérêts nationaux. Les gens qui, hier étaient aux affaires et n’avaient mieux fait que de travailler pour leur propre compte, pensent que les Congolais sont encore malléables ou benêts. Ils défilent sur les écrans des télévisions et les ondes des radios nationales et internationales pour faire gober n’importe quoi au peuple congolais. Loin de là. Les Congolais sont éveillés et vigilants, mieux qu’avant.
Tous ceux des Congolais et/ou étrangers qui auraient osé sur cette voie avaient trouvé les citoyens congolais sur leur chemin. Plus personne ne pourra impunément abuser de la patience, de la courtoisie et de l’hospitalité de ce peuple. Après des années de dictature et de règne sans partage du Maréchal, de transition prolongée et des guerres à répétition qui ont mis à genoux le pays et arraché à l’affection de leurs et de la nation, plus de 5 millions de Congolais, plus rien ne sera comme avant. Jusque là, tous les indicateurs réunis portent à croire que la seule voie du salut reste celle sur laquelle le président Joseph Kabila conduit son pays et son peuple. Ce dernier, quant à lui, est convaincu du fait « ils en tombent mille à sa droite, 10 mille à sa gauche Joseph Kabila restera hors d’atteinte » car, porté au pouvoir par la volonté populaire.
Jean-Luc MUSHI-MPAKU
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