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KATANGA : CES BRUITS DE BOTE QUI FONT FUIR LES INVESTISSEURS

Katanga

CES BRUITS DE BOTE QUI FONT FUIR LES INVESTISSEURS

Catégorie : Politique
Écrit par Jean Luc MUSHI-MPAKU ; mis à jour lundi, le 17 juin 2013
Publié vendredi, le 14 juin 2013

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Le calme est revenu depuis  dimanche 16 juin 2013 dans l’après-midi à Lubumbashi au Katanga après Des violents affrontements ont opposé les Forces armées de la république Démocratique du Congo (Fardc) et les miliciens Maï- Maï connus sous l’appellation de « Bakata-Katanga » ce dimanche 16 juin dans la matinée au village Shindaika situé à 20 Km de Lubumbashi, chef lieu de la Province du Katanga.

 

 Selon la radio okapi qui a annoncé cette nouvelle en premier, des sources policières ont fait état de plusieurs tués du côté des assaillants, un militaire des Fardc et un officier de renseignement. Plusieurs miliciens ainsi que des civils auraient été blessés. Les corps sans vie auraient été acheminés à Lubumbashi. De même que les blessés qui sont soignés dans la capitale provinciale du Katanga. Le calme est revenu à Shindaika en début d’après-midi.

Par ailleurs, d’autres sources qui se sont confié à la radio onusienne rapportent que la même milice et les Fardc se sont affrontés le samedi 15 juin sur la route  Kasenga à plus de 80 Km de Lubumbashi.

 Le prix de la stabilité et de la croissance

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 La stabilité et la croissance économique ont un prix : la paix et la sécurité des personnes et de leurs biens. La Katanga a, depuis un certain nombre d’années, vécu à ce rythme suite à l’accalmie observée sur l’ensemble de son territoire. Et des grands capitaux investis, de ce fait, dans le secteur minier ont donné une impulsion au boom économique auquel ont assiste dans cette province minière située dans le sud-est de la République Démocratique du Congo. Les attaques récurrentes des mouvements rebelles qui sévissent ces derniers temps dans cette région, font craindre la fuite des investisseurs et le retour de la crise économique et financière, à l’image de la situation des années 1990 de triste mémoire.


 A l’instar du Nord-Kivu, avec un record difficile à égaler de 19 ans d’insécurité (1994-2013), la province cuprifère risque de s’inscrire sur la liste des ventres mous de la RDC. Pour cause, la naissance au fil des jours des nouvelles « forces négatives » qui insécurisent la province. Comme dans un film de guerre, les nébuleuses rebellions « Maï-Maï » font de plus en plus parler d’elles dans le nord et le centre du Katanga. La bande à Kyungu Gédéon et celle du redoutable Bakanda Bakoka se voient voler la vedette par le probable dernier-né d’entre les groupes armés de la région dénommé «Bakata-Katanga». Ce groupe avait signé ses marques en troublant la quiétude des paisibles lushois pendant quelques heures au cours d’un week-end du mois de mars de l’année en cours.

 L’avis général avait souhaité que ce groupe soit complètement décapité à la suite de l’arrestation de près de 250 d’entre les assaillants, leurs chefs compris, et leur transfert à la justice militaire à. Ce qui, fort malheureusement, n’a pas été le cas. Ces miliciens, qui revendiquaient l’indépendance du Katanga, n’avaient eu qu’un petit temps de répit, question de s’organiser et revenir en force. Ce qu’ils sont entrain de faire. Les « Bakata-Katanga » font encore parler d’eux dans la province cuprifère. Et la psychose n’épargne personne.

 Du coup, la situation sécuritaire est devenue de plus en plus préoccupante, même dans les centres villes comme Lubumbashi où, selon BBC, on fait état des découvertes, au fils des jours, des corps sans vie. Sans parler des folles rumeurs qui circulent quant à l’attaque imminente de la ville par ces Maï-Mai « Bakata-Katanga ».

 La méthode forte pour faire parler d’eux

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Ces hors-la-loi semblent avoir choisi la méthode forte pour faire parler d’eux. Ils tuent et brulent des hommes, femmes et enfants partout où les forces de l’ordre ont tenté d’imposer l’autorité de l’Etat contre leur mouvement. Le dernier cas en date remonte à il y a exactement deux semaines. Des sources onusiennes ont indiqué qu’un groupe de ces « indépendantistes katangais » ont brulé vives 16 personnes dans une maison. La scène macabre a eu lieu, le samedi 1er juin dernier, dans le village Luela situé à plus de 90 Km de Manono dans le Nord-Katanga.

Les « Bakata-Katanga » n’en sont pas à leur premier forfait du genre. Pas plus tard qu’il y a 10 jours, la Radio Okapi, qui citait l’Ong « Voix des minorités indigènes », faisait état d’un carnage du même genre. Ces criminels s’étaient permis de brûler vives 13 femmes, dont 8 portaient des grossesses, à Lwilakalunga, un village proche de Kalemie. Quelques jours plus tard, ils avaient encore attaqué et pillé, sur l’axe Kalemie-Nyunzu, un convoi composé de deux bus de transport en commun et d’une dizaine de taxi-motos. Les occupants ont été pris en otage pendant trois heures avant d’être relâchés. Selon les responsables de la société civile locale, c’est pour la quatrième fois en l’espace de trois semaines que ces assaillants perpétraient de tels actes contre des paisibles voyageurs.

Interrogé sur la motivation de la naissance de ce mouvement, le Chef coutumier Mulongo Ndala, député provincial originaire du Nord-Katanga, attribue l’insécurité dans sa contrée à la mauvaise gouvernance. « La base de cette insécurité qui prévaut actuellement dans la province du Katanga, c’est le non encadrement de la jeunesse, la pauvreté excessive de cette jeunesse, le mécontentement des agents de l’ordre, la mauvaise gouvernance…, il faut que le pays soit gouverné », a-t-il souligné au micro de la BBC.

Freddy Kitoko, secrétaire exécutif du Centre pour la justice et la réconciliation (Cjr), une Ong basée à Lubumbashi, quant a lui, soutient qu’on peut faire le lien entre l’insécurité qu’on connait aujourd’hui au Katanga avec la multiplication des mouvements « Maï-Maï ». « Il y a plus ou moins 15 groupes Maï-Maï dans le nord et le centre du Katanga », a-t-il indiqué, avant de recommander au gouvernement de mettre fin à l’existence de ces groupes : « Il faut que le gouvernement fasse arrêter cette affaire des Maï-Maï pour que les investisseurs qui sont ici ne puissent pas partir à cause de l’insécurité ».

Horreur des bruits de botte


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L’argent a horreur des bruits, dit-on. Par conséquent, la stabilité, la croissance économique et le développement d’une Nation sont foncièrement tributaires de la paix et la sécurité des personnes et de leurs biens. Ces investisseurs qui sont venus placer leurs capitaux dans les entreprises minières n’ont besoin que de ça. Plus encore, ceux qui sont en route,viennent peut-être avec beaucoup plus d’argents que ce qui est déjà investi.

Conscient de cet état de choses, le Président Joseph Kabila s’active au fil des jours pour assurer la paix et la sécurité à sa population ainsi qu’aux autres peuples qui ont choisi son pays comme seconde patrie. Sa stratégie trilogique : « Guerre-Politique-Diplomatie » se porte bien pour ce faire. La machine diplomatique circule à travers le monde pour expliquer la situation et arracher le soutien de la communauté internationale dans la quête des solutions aux problèmes qui se posent dans son pays. Les mécanismes d’amélioration du climat politique sont, sans cesse, activés à travers les initiatives pour la cohésion nationale et la bonne gouvernance.

Sur le terrain, les vaillantes Forces armées de la Rd-Congo s’emploient à défendre la souveraineté et l’intégrité du pays. Equipées, motivées à la manière des hommes combattants dans les rangs d’une armée moderne, les soldats du peuple congolais ne laissent pas un seul instant aux hors-la-loi de bafouer la quiétude de la population. C’est le cas de ceux qui sont déployés actuellement dans les zones où l’insécurité tente de persister, notamment dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu et dans le Nord et le Centre du Katanga.

C’est la conséquence du travail abattu par les Fardc, en complicité avec les autres services de sécurité, qui rassure. Associés à l’amélioration du climat des affaires, ces résultats font que les investisseurs qui sont déjà établis au pays y restent et soient apaisés. D’autres encore viennent et se bousculent aux portes des services économiques nationaux avec leurs projets. Et des grands capitaux seront ainsi investis dans tous les secteurs de la vie nationale. D’où, l’impulsion qui va conduire au boom économique auquel ont s’attend pour un Congo émergent d’ici 2030, comme venait de l’annoncer le Premier Ministre Augustin Matata Ponyo.

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