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Le recours en annulation des résultats provisoires, LES OPPOSANTS CONGOLAIS PLUS QUE COMEDIENS DEVANT LA CSJ

 

Le recours en annulation des résultats provisoires

 

LES OPPOSANTS CONGOLAIS PLUS QUE  COMEDIENS DEVANT LA CSJ

http://direct.cd/wp-content/uploads/2011/07/Opposition-Politique-RDC.jpg?9d7bd4Le processus élecéptoral en Rublique Démocratique du Congo n’a pas encore fini de faire ses bouffons. Le dernier en date serait l’Union pour la nation congolaise (Unc) et son président Vital Kamerhe lwa Kanyiginyi Nkingi qui viennent de montrer à la face du monde que le ridicule ne tue pas. Sinon, l’on apprendrait, dès ce soir du jeudi 15 décembre 2011 à partir de Kinshasa, la disparition totale de l’ancien speaker de l’Assemblée nationale et de son parti politique. Ajouter à ceux-ci, la pléthore d’avocats qu’ils ont amenés à la cour suprême de justice (Csj) siégeant en lieu et place de la Cour constitutionnelle en matière de contentieux électoral.

Le Raïs congolais l’avait déjà dit : « Au bout de cinquante ans d’indépendance, notre peuple a tout vu, tout entendu et tout connu ». Il a encore vu, entendu et connu une requête en justice présentée par une personne n’en ayant pas qualité et sans aucune preuve. Le candidat enregistré au numéro 05 à l’élection présidentielle du 28 novembre dernier avait déposé, en date du lundi 12 décembre 2011, une requête en contestation des résultats proclamés par la Commission électorale nationale indépendante trois jours au par avant. Pour cause, solliciter l’annulation du scrutin ayant conduit à la réélection de Joseph Kabila Kabange à la magistrature suprême de la Rdc pour un second mandat de 5 ans. Une démarche à laquelle les autres candidats, partis ou regroupements politiques vaincus n’avaient osé se prêter par sportivité à peine voilée derrière des faux-fuyants.

Ceux-ci ont eu raison car le seul qui est allé devant la haute cour n’a eu qu’à donner l’occasion aux Congolais de se rendre compte de la légèreté avec laquelle il aborde les affaires de l’Etat. Les observateurs seraient même tentés de croire que Vital Kamerhe aurait tort d’avoir quitté le Président Joseph Kabila d’une manière précoce, alors qu’il avait encore beaucoup à apprendre aux cotés de ce dernier. C’est, entre autre, la hauteur et la grandeur d’homme d’Etat dont fait souvent montre le Raïs quant aux questions relatives à l’intérêt de la Nation congolaise. Sans quoi, il demeure inexplicable que quelqu’un de la trempe du numéro 1 de l’Unc ose commettre des bourdes d’une telle bassesse.

Dissimuler la comédie en parodie de justice

L’ancien président de la chambre basse du Parlement s’est présenté devant la Csj, au nom d’une association, sans en avoir qualité ou, dans le cas contraire, sans prendre la précaution de fournir une pièce écrite faisant état d’un mandat. Moins encore, il n’a même pas brandi une procuration dûment signée par ses pairs fondateurs de l’Unc pour s’engager devant les juridictions compétentes. Comme si cela ne suffisait pas, la cohorte des avocats de la défense de la cause de l’Unc a, au cours de l’audience formellement organisée par la haute cour ce jeudi 15 décembre 2011 au Tribunal de grande instance de Kinshasa, agi comme si elle ne répondait qu’aux impératifs politiquement motivés. Au lieu d’aller tout droit au but, la bande au bâtonnier Mukendi wa Mulumba a choisi de se livrer à une sorte de comédie, comme si celle-ci était informée que les artistes comédiens congolais ne jouaient pas suffisamment bien leur rôle.

Les avocats de Kamerhe pris à contrepied

De l’exigence à voir le requérant se faire représenter à celle d’obliger la cour de notifier les neuf autres candidats vaincus pour leur éventuelle comparution, la partie défenderesse a réellement présenté son show à la communauté tant nationale qu’internationale. Heureusement que les hauts magistrats ont été perspicaces. Ils ont battu tous les faux arguments des avocats de Kamerhe en brèche jusqu’à les confondre au nom de la loi. Honteux et confus, maître Mukendi n’a pu mieux faire que de détaler. Il a suffit que le président de la séance se prononce contrairement à leurs attentes sur l’interprétation de l’article 74 de la loi électorale en ce qui concerne l’implication des autres candidats présidentiables que le vainqueur à ce procès pour qu’ils trouvent l’occasion de déserter.

Cette fuite se révèle bien un acte prémédité par cette pléthore d’avocats en complicité avec la partie plaignante. L’objectif est de discréditer la Cour suprême de justice en la qualifiant de partiale et acquise à la cause du candidat gagnant.  Pourtant, ils étaient déjà conscients d’avoir vicié la démarche tant du point de vue forme que de fond.   Ceci dit, il revient à comprendre le pourquoi de l’opposition à quitter la salle d’audience.

Jean-Luc MUSHI-MPAKU

Mise à jour le Vendredi, 16 Décembre 2011 12:10

 

 

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