Fort curieusement, lorsque le gouvernement de la République s'est insurgé contre cette idée et le laxisme du gouvernement sénégalais qui a laissé faire cette messe noire sur son territoire, des voix se sont levées du côté de ceux-là même qui sont dans le coup pour s'en prendre aux représentant de nos institutions qui n'exerce que leur mission régalienne de prévenir contre toute initiative malveillante tentant à porter atteinte à l'intégrité de notre nation et à la paix et la sécurité chèrement acquises, au prix de nombreux sacrifice.
Ce qui nous amène à regarder ces acteurs-là de l'opposition en face pour leurs dire ceci : "Nous pouvons bien être tenté de croire que vous tous, ténors de l'opposition congolaise, soyez sur l'île de Gorée pour partager l'expérience de la démocratie avec les autres acteurs politiques des autres pays africains. Mais, nous voulons aussi comprendre le pourquoi des faits ci-après :
- Une réunion pour réfléchir et échanger sur la démocratie où participent 40 congolais sur le total de la soixantaine de participants ?
- Une expérience sur la démocratie qui n'est partagée qu'avec une frange de l'opposition, sans un seul délégué de la Majorité, comme si la démocratie en question vous ne l'aviez vécue que seuls, à l'opposition ?
- Des échanges sur la démocratie qui révoltent la CENCO qui, à peine arrivé, son délégué se rend compte d'une réalité macabre et fait rapport à sa hiérarchie qui lui intime l'ordre de regagner immédiatement Kinshasa ?
Dites-nous en réalité ce que vous êtes allés faire sur cet île pour que nous puissions accorder ne fut-ce qu'une once de crédit à votre histoire qui, malgré tout, aura du mal à tenir débout. ». C’est qui ne sera jamais facile pour vous, c’est de révéler au grand jour ce qu’on est capable de faire contre son pays. Heureusement l’Eglise était là. Elle a très vite éclairé la lanterne de l’opinion sur sa présence là où elle ne devait pas être.
A en croire Jeune Afrique, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a rendu public dimanche une mise au point au sujet de sa participation à la conférence organisée à Dakar du 11 au 14 décembre, que le gouvernement de RDC a accusée de vouloir « déstabiliser » le pays. Elle affirme ne pas avoir été au courant de l’absence de représentants du pouvoir parmi les participants.
« La conférence épiscopale du Congo (Cenco) a été invitée par la fondation allemande Konrad Adenauer », explique un communiqué de la Cenco publié dimanche 13 décembre. « Au regard du programme et des objectifs nobles de cette conférence, la Cenco a désigné monsieur l’Abbé Léonard Santedi, secrétaire général, pour la représenter », ajoute-t-il, précisant que l’invitation ne comportait pas les noms des autres invités.
« C’est quand le délégué de la Cenco est arrivé à Dakar qu’on s’est rendu compte que, en plus des représentants de la société civile, il n’y avait, comme acteurs politiques, que des opposants », explique encore l’abbé Donation Nshole, secrétaire général adjoint. « L’Église ne prend pas parti contre un camp (…) [et] a demandé à son délégué de cesser toute participation à cette réunion et de regagner Kinshasa », conclut le communiqué.
Le gouvernement de la RDC avait accusé dimanche les autorités sénégalaises d’accueillir une réunion d’une quarantaine d’opposants et d’acteurs de la société civile, destinée selon lui à déstabiliser les institutions du pays.